LIVRE I
Les nefs qu'on veut en la mer avancer.
Là meins rouleaus à la course glissante Joincts l'un à l'autre au meillieu de la sente Sont estendus, afin qu'en se suivant Les grands vaisseaux glissassent en avant De sur leur dos, qui craquetant se vire En rond, frayé du faix de la navire'.
Les matelots à la peine indontez.
De çà de là rangez des deux costez, En trépignant des pieds contre la place, De mains, de bras, d'espaules & de face Poussoient les nefs pour les faire rouler, [23]
Une sueur ne cesse de couler Du front fumeux : une pantoise haleine^ Bat leurs poumons, tant ils avoient de peine A toute force en hurtant d'esbranler Si gros fardeaux paresseux à couler.
Finalement les navires poissées J
588. 7^ dedans la mer pousser | ^8-84 dans le havre pousser | Sj texte de 7/