C.-i-d. : de cette façon. V. ci-dessus, vers 696, note
5. Mouvement imité de Virgile, qui fait ainsi insulter les Troyens par Numanus, beau-frère de Turnus : O vere Phrygiae, neque enim Phryges {En. IX, 617), à l'exemple d'Homère, //. VII, 96.
808 Dresse l'oreille, entens les jouvenceaux
Q.ui foule à foule au rivage se rendent
Et tous armez, capitaine t'atendent.
Toy, sang trop froid pour un jeune guerrier 812 Acazané', demeures le dernier
Serf de ta mère, & te fraudes toymesmes
Du haut espoir de tant de diadèmes,
Et du destin qui t'apele aux honneurs, 816 Pour commander aux plus braves Seigneurs.
» Rien n'est si laid que la froide jeunesse
» D'un fils de Roy qui se rouille en paresse.
Tel n'estoit pas Hector le père tien, 830 Qui des Troyens fut jadis le soutien :
Armes, chevaux, & toute guerre active
Furent ses jeux, & non la vie oysive,
Qui, te charmant d'un somme t'a lié [31]
824 Ayant ta ville & ton père oublié,
Que la vertu compagne de la gloire
A mis au ciel, en terre la mémoire.
Montre à ce peuple au cueur morne & peureux 828 Que tu es fils d'un père généreux 2,
L'homme ne peut seignaller sa noblesse