LIVRE V, ODE III m
235 Apres comme une eau débridée,
Ou comme la fouldre guindée Sur la nue au moys le plus chault, S'ouyt tonner la voix Dircée Qui par l'air s'est si bien dressée,
240 Que nulle n'a bondi plus hault '.
Elle, par les terres estranges,
Cria des vainqueurs les louanges, Et plustost les fut élevant Que l'air n'est froissé par la vire, 245 Ou l'eau ronflante du navire
Soufleté des gorges du vent.
Aussi nul chant ne s'accompare Au chant lyrique de Pindare, Que la honte ne coloroit 250 D'entremesler ses propres gloires [p. 138]
Avec les fameuses victoires Des bataillants qu'il honoroit.
Et tout ensemble les sceut vendre A quiconque les vouloit prendre,