‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaireChapitre 125 sur 244 · A MICHEL DE L'HOSPITAL · texte numérisé non relu

A MICHEL DE L'HOSPITAL

chancelier de madame margueritte »

Strophe i ■-/ » Errant par les champs de la Grâce ^

Qui peint mes vers de ses couleurs,

Éditions. — Les Amours... Ensemble le Cinquiesme de ses Odes, 15 )2 (p. 170). Le Cinqieme des Orf«, 1553 (p. 82). — Œuvres (Odes, I, x), 1560, 1567, 1571, IS73, 1578, 1584, 1587 ; 1592-1630. — Blanchemain (t. II, p. 68); Marty-Laveaux, P. Laumonier (t. II, p. 119)

Titre. Jj-éo Ode à Michel de l'hôpital (et L'Hôpital") | 67-87 ajoutent Chancelier de France

j. M. de l'Hospital, Chancelier de France en 1560, n'était encore que chancelier de Madame Marguerite, sœur du roi Henri II, lorsque Ronsard composa cette ode en son honneur; la princesse, devenue duchesse de Berry, l'avait choisi pour ce poste en avril 1550; et Ronsard, qui rappelle cette nomination dans la strophe 24, en ressentit les bienfaits peu de temps après, dans sa querelle avec Mellin de Saint- Gelais, qui éclata en mai ou en juin 1550. C'est l'Hospital qui intervint alors en faveur de Ronsard, et qui le sauva, lui et sa réforme poétique, dans l'opinion du roi et des courtisans, fortement ébranlée par les médisances du vieux poète de cour : non seulement il pria la princesse Marguerite de réagir auprès de son frère, mais il écrivit une pénétrante élégie en vers latins : Magnifiais aulae cultorihus..., où Ronsard en personne est censé présenter sa défense et accabler ses adversaires des traits d'une ironie indignée. On en trouvera le texte dans les éditions posthumes de Ronsard, dans les Carmiva de l'Hospital (Bibl. nat., Yc 8285), et dans le Ronsard de Blanchemain, t. IV, p. 361. D'après Claude Binet, c"est « en recompense » de cette élégie que Ronsard composa l'ode A Michel de l'Hospital ; et je pense que ce fut dans la seconde moitié de 1550, probablement dès le mois de juillet. Voir ci-dessus, pp. xn-.\iv.

Pour l'exposé des circonstances qui firent écrire cette ode, son analyse et les jugements divers portés sur elle jusqu'à nos jours, voir Gandar, Ronsard considère comme imitateur d'Homère et de Pindare (thèse de 1854), p. 93 et suiv. ; Dupré-Lasale, Michel de l'Hospital avant son éléi<ation au poste de Chancelier de France (Paris, Thorin, 1875), p. 166 et suiv. ; P. Laumonier, Ronsard poète lyrique, pp. 80-87, ^9' 3*^4 ^^ ^^^ notes ; éd. crit. de la Vie de Ronsard, pp. 20-21, 133-137.

2. Ce sont les Grâces qui inspirent Pindare, ou c'est l'une d'elles (voir

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