‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaireChapitre 149 sur 244 · y-8y De feu · texte numérisé non relu

y-8y De feu

1. Cette leçon, conservée jusqu'en 1578 inclus, nous paraît la bonne. Ronsard a écrit ailleurs : Il sifle aigu (Franciade, III) ; leurs voix frappaient aigu les rochers d'alentour {Franciade, I, var. de 1575); le bestail beslant aigu (Isles fortunées, 1553); Pan trépignant menu (3° ode A la fontaine Belerie, 1553) ; tu paveras espais (ode A M. d'Angoulesme, 1555), — plaçant toujours l'adjectif adverbial après le verbe. C'est donc à nos yeux une erreur de lui attribuer, d'après ce passage, l'invention de cet étrange mot composé, « aigu-tourno}'ant », dû très probablement à. une faute d'impression des dernières éditions.

2. Cette épode s'inspire encore d'Hésiode, ainsi que les quatre premiers vers de la strophe 10 (Thèog., 687 et suiv.)

3. Richelet pense que Ronsard désigne ainsi les deux pôles. Hésiode dit seulement: « La terre féconde mugissait partout consumée, et les vastes forêts pétillaient dans ce grand incendie. Toute la terre bouillonnait, ainsi que les flots de l'Océan... »

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