y-8j Dieu seul (après la longue horreur
19-21. SS~7^ Certénement toujours le sage Augmente les dons (71-7/ Accroist les vertus) d'avantage Que jeune il a receu (éo-j^ tiré) des cieus I yS-Sy Tousjours le bon esprit du sage Accroist les vertus d'avantage Q.ue jeune il emprunta des cieux | 6j-8j guillemets à ces trois vers. \ Bl mélange 60 et Sj.
22-24. Sy8y Ta majesté jeune & prudente, Au double les siennes augmente D'un artifice ingenieus | En s^-éy les siennes est une erreur pour les siens que Bl corrige en tous les siens
I. Strophe imitée de Pindare, Pyth. v, str. i. — Pour l'idée générale des six premiers vers, voir mon Ronsard poète lyrique, p. 506 et suiv., surtout p. }o8, n. 5.
Aussi mainte félicité Toi, Roi des peuples, environne, Toi seigneur de mainte cité Qui se courbe sous ta couronne.
Des long tens tu fus honoré Comme seul prince décoré Des biens & des vertus ensemble Que le destin en un t'assemble :
Mais ce bien qu'ores tu nous fais Veut qu'on t'adore d'avantage.
Pour avoir fait reverdir l'âge, Oii florissoit l'antiquerpaix'.;
Epode
Laquelle osta le débat û Du Chaos, quand la première Elle assoupit le combat Qui aveugloit la lumière^.
25-28. jo-js peuples satis virgule \ jo environne sans virgule \ j^ Aussique de félicités ! Toi, Roi,bienheurentde leur grâce, Toi, Seigneur de tant de cités Qui se courbent devant ta face | 6o-8j Aussi mille félicités Ont bienheuré toute ta race, Et toy Roy de tant de cités Qui se courbent devant ta face (après ce mot on lit un point en jj, mais une virgule dans les éd. suiv.)
51. 6'j-']8 De biens & de vertus | 84-8'] texte primitif 34. 6o-6j Veut qu'on t'honore davantage | jT-jSTe donne l'honneur en partage | 84-8-/ Passe ton valeureux courage 37. 6j-8j La paix (et Paix) ôta le débat 39. 6o-8y Assoupit le lourd combat
r. Antistrophe imitée de Pindare, Pyth . v, antistr. i. — Rapprocher de ces 36 premiers vers le début de l'Èpitre de Cl. Marot A Monsieur d'Anguien, vainqueur à Cerizoles (éd. Jannct, t. I, p. 71).
2. Imité de Claudien, De ccnsulatu Stilichonis, II, 6-11 : Principio magni custos Clementia mundi...; nam prima chaos Clementia solvit, Congeriem miserata rudem, vultuque sereno Discussis tenebris in lucem secula fudit. — C'était d'ailleurs un lieu commun déjà daiis l'antiquité.
A rapprocher la fin de VExhortatio/i à la paix, écrite par Ronsard vers octobre 1558, et une page du poème de La Paix, écrit au printemps de 1559 à propos du traité de Cateau-Cambrésis et dédié également au roi Henri II (éd. Bl., t. VI, p. 215 et 218; M.-L., P. L.,t.V, p. 198 et 201).
Elle seule oza tenter D'effondrer le ventre large Du grand Tout, pour enfanter '-^ L'obscur fardeau de sa charge.
Puis démembrant l'univers En quatre quartiers divers, Sa main divinement sainte Les lia de clous d'aimant', Afin de s'aller aimant -' D'une paisible contrainte.
Strophe 2
Adonq mêlant dans ce grand monde
Sa douce force vagabonde
Le bien heura d'un dous repos,
Elle fit bas tumber la terre,
Et tournoier l'eau qui la serre
De ses bras vagues & dispos.
Du soleil alongea les yeus
En forme de flèches volantes 2,
Et d'ordre fit dancer aus Cieus
Le bal des estoilles coulantes'.
47. 67 Sa m.iin ouvrière sainte | Ji-Sj artizane & sainte 49-50. 60-j) Et en eus alla formant {ôj semant) Une paisible contrainte I 7iS-i?7 Tous les quatre s'entre-aimant D'une paisible contrainte 51. "jS-Sy Adonc meslant en ce grand monde 53. /^ Le bienheura | 6o-8j Les assura (et asseura) 59-60. J2-7(S Et d'ordre fit baler aux cieux L'ordre des estoilles coulantes (67-75 roulantes) | 84-8^ texte primitif, mais avec roulantes comen'é dam les éd. suiv., jusqu'à i6}0 inclus. Bl a reproduit ici le texte de 6-j-'j8.
1. Expression pindarique, Pyth. iv, 71 : /.paTcpoî? àSàjiavTo; t)r^<sz^
2. Cf. l'expression homérique, <i>ot5o; |y.r|5o'Xoç, et celle de Lucrèce, lucida tela diei.
}. Expression imitée du latin : caeli labentia signa (Lucrèce), sidéra labentia caelo (Virgile). — L'idée de la danse harmonieuse des astres vient de Platon, Rip. X (épisode d'Er l'Arménien), ou plutôt de Cicéron, Rép. VI (épisode du Songe de Scipion).
Elle courba le large tour
De l'air, qui cerne tout autour
Le rond du grand parc où nous sommes,
Peuplant sa grande rondeur d'hommes
D'un mutuel acroissement :
Car partout où voloit la belle,
Les amours voUoient avecq'elle
Chatouillant les cueurs doucement".
Antistrophe
Lors pour sa juste recompense Le saint Monarque qui dispense Tout en tous (duquel le sourci En se clinant pour faire sinne Jusque au fond croulle la racine De la terre & du ciel aussi) ^ , Fit soir la Paix à son costé Dedans un throne d'excellence, Et dans un autre il a bouté L'horrible Dieu de violence :
De l'un les grands princes il oint,