j-j8 Animoit joyeusement | S4 Animoit également
88. 5^ Et la table dextrement 86-88. Sy Âmoit d'amours & de pleurs La carte laborieuse, Et la table
de couleurs {'Note marginale : Amoit, c'est ce qu'on dit, escorchant Je Latin, animoit. L'un et l'autre est bon). En 160^-16^0 on lit A'moit dans le texte et dans la note.
89. y8-8y les Baisers | ôo-y^ pas de virgule \ yS-Sj virgule après ores
1. Jean Second, célèbre poète néo-Latin, né à la Haye en 1511, mort en 1536; a laissé des élégies, des épîtres, des odes, des épitaphes, des épigrammes, des baisers et des mélanges. Lui-même fait allusion à son talent de peintre et de sculpteur dans ses Elegiae, I, vi.
2. Il animoit la « charte » c'est à dire le papier, en tant que poète, et la « table », c'est à dire la toile, en tant que peintre.
3. Les Basia sont un recueil de vers lascifs, publié à Lyon en 1559, puis à Utrecht en i';4i, que Ronsard et ses amis littéraires ont passionnément imité. Voir les Quatre premiers livres des Odes, livre II, les odes adressées à Cassandre, et mon Ronsard t>ocle lyrique, pp. 44, 514 et suiv.
l82 ODES
Mais, ô Denisot, qui est-ce Qui peindra les yeulx traictifz 95 De Cassandre ma Déesse',
Et ses blondz cheveux tortifz ?
Lequel d'entre vous sera-ce, Qui pourroit bien colorer La magesté de sa grâce 100 Qui me force à l'adorer ?
Et ce front dont elle abuse Ce pauvre Poëte amant, Son riz (ains une Méduse) [p. 214]
Qjui tout me va transformant ^ !
105 Amour, qui le cuœur me ronge
Pour redoubler mon esmoy,
95. Sj De Sinope ma Déesse 94-96. Jj-i?7 rimes traitis... tortis
1. Cassandre Salviati, chantée dans les Odes et le premier livre des Amours. — La Sinope de la variante est une femme que Ronsard a aimée après Marie, vers 1558-59, et à laquelle il a consacré quatorze sonnets, qu'il groupa dans sa première édition collective (1560) au deuxième livre des Amours. Elle n'a aucun rapport avec Cassandre et ne doit pas être confondue avec Marie, malgré la note de l'édition Blanchemain (t. I, p. 197).
2. Si l'on en croit deux sonnets de 1552: Le plus touffu... et Hausse ton vol, Denisot fit le portrait demandé ; et peut-être est-ce à lui, non à Jean Cousin, qu'il faut attribuer celui qui fut gravé en tête de la première édition des Amours. En 1 5 54, c'est au peintre Janet que Ronsard s'adressa, mais l'élégie qu'il écrivit alors : Pein moy, Janet..., semble être un développement purement littéraire. — De son côté Olivier de Magny a consacré une de ses Gayele^ « au pourtraict de sa Marguerite faict d'après le naturel par le Comte d'Alsinois », et il y glorifie le peintre,
Nostre Comte qui surmonte Avec ses portraits nouveaux L'honneur des plus vieilz tableaux.
On sait enfin qu'il est l'auteur du portrait de Marguerite de Navarre gravé au verso du titre du Tombeau de cette princesse (v. ci-dessus, p. 40). Cf. Henri Bouchot, Z,« Clouet et Corneille de Lyon, p. 51 et suiv.