‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaireChapitre 232 sur 244 · S}-?] En ces ménétriers | yS texte primitif · texte numérisé non relu

S}-?] En ces ménétriers | yS texte primitif

I . Tels que ceux dont jouaient les Curetés sur le mont Ida, en Phrygie. Cf. Lucrèce, II, 620; Catulle, Atys, 22.

ou LE VOYAGE D HERCUEIL 209

Seule poulce De noz cuœurs les soingz mordans ".

lô je voy la valée, Avalée 46s Entre deux tertres bossus,

Et le double arc qui emmure

Le murmure De deux ruyseletz moussus ^,

C'est toy Hercueil, qui encores 470 Portes ores

D'Hercule l'antique nom,

Qui consacra la memoyre [p. 251]

De ta gloyre, Aux labeurs de son renom 5.

475 Je salue tes Dryades,

Tes Nayades, Et leurs beaux antres cogneuz, Et de tes Satyres pères,

462. éo-jS Des hommes les soins mordans 460-462. y^-yS guillemets à ces vers 439-462. 84-87 suppriment ces quatre strophes, 468. 7}-77 De deux ruisselets

1. Cf. les odes A sa guiterre et A son Luc, dans la présente édition, t. I, p. 229 ; II, 1 59. Sur le goût de Ronsard pour la musique, voir Chamard, Joachimdu tSellay, p. 87 ; Ch. Comte et P. Laumonier, Ronsard et les musiciens du XVI' siècle (article de la R. H. L., 1900, p. 341) ; J.Tiersot, Ronsard et la musique de son temps (Paris, Fischbacher, 1903).

2. C'est l'aqueduc d'Arcueil, dont parle également Baïf dans l'ode La Ninfe Bievre (éd. Marty-Lavtaux, t. II, p. 440).

3. Sur l'Hercule gaulois voir Du Bellay, Deffence, fin, et la note dans l'édition Chamard, p. 541. Ronsard en a parlé plus d'une fois, par exemple dans le Panégyrique de la Renommée (éd. Bl., t, III, p. 273 ; M.-L., P. L., t. III, p. 195).

Les repaires, 480 Et tes Faunes front-cornus'.

Chacun ait la main armée

De ramée, Chacun d'une gaye voix Assourdisse les campaignes, 485 Les montaignes,

Les eaux, les prez, & les boyz.

Ja la cuisine allumée.

Sa fumée Fait tressauter jusque aux cieux, 490 Et ja les tables dressées

Sont pressées De repas délicieux.

Cela vrayment nous invite D'aller viste, 495 Pour appaiser un petit

La furie véhémente

Qui tourmente Nostre aboyant appétit.

Dessus nous pleuve une nue 500 D'eau menue

Pleine de liz & de fleurs, [p. 232]

Qu'un lict de roses on face

Par la place, Bigarré de cent couleurs ^.

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