‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaireChapitre 24 sur 244 · jj une première Troie | 6o-8y encore une autre Troie · texte numérisé non relu

jj une première Troie | 6o-8y encore une autre Troie

1. Le Danube (en allemand Donau). Cf. Jean Lemaire : « Et parmy toutes ces deux contrées (la haute et la basse Pannonie) passe le noble fleuve Danubius, qui se dit en langue vulgaire le Dunoe, lequel est le plus grand de toute Europe, & seul par dessus tous les autres ayant ce privilège qu'il dresse son cours justement contre Orient. » {Illustr. de Gaule, III, début du chap. intitulé ; Sensuit la situation de la grande cité de Sicambre . ..)

2. Richelet pense qu'il s'agit de la Propontide (mer de Marmara). Ne serait-ce pas plutôt le vaste delta marécageux du Danube ?

5. Sicambre (v. ci-après, vers 213). Cf. Jean Lemaire: « Laquellecité il (Francus) nomma Sicambre, du nom de sa tante Sicambria, sœur du Roy Priam, & d'icelle cité fait grand conte & mention la chronique de Bucalus, comme on peult voir par icelle. Or régna en icelle le tresnoble Francus, filz d'Hector, jusques au temps qu'il rendit le tribut de nature. Et à luy succéda son filz Sicamber, régnant par l'espace de soixante deux ans, selon les chroniques de Tongres. » (Illustr. de Gaule, III, début du chap. intitulé : De la grand antiquité, force & renommée des Sicambricns & François...) Au chap. suivant, Lemaire insiste : « Or donques sur ledit merveilleux fleuve Dunoe, fut édifiée par les Troyens la grand cité de Sicambre, en beau pais, fertile & fort à merveilles, de laquelle fait grand mention la chronique de Bucalus estant en la tresriche & tresbelle librairie du Roy treschrestien Loys douzième en son chasteau de Blois » ; et il explique comment cette cité, où les Francs Sicambriens dominèrent jusqu'à l'époque de l'empereur romain Auguste, changea de nom vers l'an 400 ap. J. C. et prit celui de Bude, de Buda, frère d'Attila, roi des Hongres.

Aiant vengé dessus la Grèce L'outrage fait au sang Troien.

AXTI STROPHE

Apres la deuscentiéme année Queue à queue en soi retournée J'avise un Capitaine né De ton sang, quitter celle terre Entalanté ' d'aller conquerre Quelque païs plus fortuné, Armant tout son corps de la peau D'un Tigre eftVoiable 2, il assemble Bravement un brave tropeau De vint mille Troiens ensemble :

Je voi ce troupeau pèlerin Déjà bien loin outre le Rin Enrichir Troie de louanges 3,

iig-124. )2-8'j Apres le cours de quelque année, L'ire de Ceres forcenée Pour humble {)j-Sj dévot) n'avoir satisfait A ses honneurs, toute mutine Te contraindra par la famine De quitter ton mur imparfait

125-126. s^'^7 Horriblant ton corps de la peau D'un Tigre, ja ja tu assemble' (6o-8j desja ce me semble)

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