‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaireChapitre 37 sur 244 · et Bl la clef (correction inutile · texte numérisé non relu

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1. Les vers 291-297 sont directement imités de la Pythique i, 81 et suiv. (cf. Pyth. viii, 29 etsuiv.). — Ronsard donnait ici des armes contre lui-même ; il l'a si bien senti qu'en 1578 il supprima cent vers de sa digression (187-286). Plus il avança dans sa carrière, plus il mit en pratique ce principe d'art, qu'un autre de ses modèles, Horace, avait ainsi résumé: « Esto brevis ut cito dicta Percipiant animi dociles, teneaiitque fidèles : Omne supervacuum pleno de pectore manat. » C'est le souci de la concision et de la sobriété qui lui a fait retrancher tant de passages et de pièces de ses éditions collectives, de la première (1560) à la dernière

2. Les trois derniers vers de l'épode sont directement imites de la Pythique X, 53-54. Cf. mon Ronsard poHe lyr., p. 314, n. 5.

3. Cet enjambement d'une triade à l'autre est fréquent chez Pindare. Il est curieux de constater qu'un changement de ponctuation a sufli pour le faire disparaître de 1560 à 1584, soit par la volonté de Ronsard, soit plutôt par une erreur de ses imprimeurs.

Tu ouvres des villes les portes, Serenant leurs adversités.

Bien qu'un prince voulust darder Les flots armés de son orage ', Et tu le viennes regarder ^, Ton œil appaise son courage '.

L'effort de ta divinité Commande à la nécessité Ploiant' sous ton obéissance :

Les bestes sentent ta puissance Alechés de ton dous amer :

De l'air la vagabonde troupe T'obeist, & celle qui couppe Le plus creus ventre de la mer.

Antistrophe

C'est toi qui desus ton échine Soutiens ferme cette machine ^, Medecinant chaque élément Quand une humeur par trop abonde,

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