‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaireChapitre 65 sur 244 · j grand'flamme | ^S-Sy D'une plus ardente flame · texte numérisé non relu

j grand'flamme | ^S-Sy D'une plus ardente flame

lo-ii. ji guide sans virgule (éd. suiv.corr.) | 84-8"/ De Pégase qui me guide, Estant maistre de la bride

I. En dehors de ses poèmes en vers alexandrins ou décasyllabiques à rimes suivies, tels que l'Hymne de France (1549), l'Hymne de Henri H (1555) et VHyinne du Printemps (1565), Ronsard semble avoir réservé ce nom d'hymne aux odes d'inspiration chrétienne, comme celle-ci et celle qu'il a consacrée à Saint-Gervais (v. dans la présente édition le tome II, p. 5); cependant VHymne à la nuit n'a rien de chrétien, mais son titre vient d'une pièce de Pontano (id., p. 21).

Peu serviteur de la bride

Fende l'air d'un plus grand train '. -'<^.

Assés Pindare a chanté

Les jeux d'Hercule, & sa gloire ^, Et son Olivier planté Pour refreschir la mémoire D'avoir justement du Roy Puny la parjure foy 3, Qui, par folle hardiesse, En démentant sa promesse Monstra qu'un foible assaillant En vain fait braver sa force, Quand par orgueil il s'eftbrce D'assaillir le plus vaillant.

Mais moy hâtant de mes vers La vagabonde carrière '^,

s^. 6o Pindares (corr. aux errata)

25. J^-jj Quand plein d'orgueil, il s'efforce | 60-^7 Quand plein d'outrages, s'eforce (et s'efforce)

1. Source probable de cette première strophe: Arioste, Or l. fur. III, début. Rapprochement fait par E. Pasquier, Recherches de la France, liv. VI, chap. IX (éd. de 1611).

2. Note de Denisot : « Les jeux qu'Hercule fonda de la dépouille du parjure Roy Augée, et l'Olivier sauvaige qu'il apporta des terres Hyperborées pour planter sur le mont d'Olympe. Pinda[re,] Olymp. » Il ne s'agit pas, comme cette note pourrait le faire croire, de l'Olympe de Thessalie, mais d'Olympie en Elide.

5. Le roi d'Elide, Augias, qui. après qu'Hercule eut nettoyé ses écuries en détournant le cours du fleuve Alphée, refusa de lui payer le prix convenu. Hercule lui fit la guerre et consacra ses dépouilles à Jupiter, en instituant les jeux Olympiques. Cf. Pindare, Olymp. lu, str. 2 ; xn, épode 5 ; Pausanias. Eliaques.

4. Réponse indirecte à Charles de Sainte-Marthe, qui, dans une épitre latine publiée avec VHecatodidichon en juin 1350, avait reproché aux poètes français, notamment à Ronsard, de n'avoir pas encore consacré le moindre vers à la mémoire de la reine de Navarre, six mois après sa mort (cf. ci-dessus, ode Aux sœurs Seyinour, n. du vers 80). Il est probable

J'annonce par l'univers L'honneur de cette Guerrière ' :

Laquelle apprise aux combas Ses cheveux n'ombragea pas D'une si fresle couronne Que celle que Pise donne =^ :

Mais bien les environna De sa dépouille doutée, Lors que par soy surmontée Soi-mesme se couronna'.

Là donques mon cher soucy, Sus, Muse, qu'on s'évertue De sonner bien haut icy

58. ji Muse sans virgule (cd. suiv. corr.) 39. ji De tonner (éd. suiv. corr.)

d'après ce passage, que Ronsard, sensible aux reproches de son ami, se mit tout de suite à l'œuvre (cf. ci-après les vers 445-456) ; et comme, d'autre part. Du Bellay fit paraître dès les premiers jours d'octobre, à la suite de la 2" édition de l'Olive, une pièce où il entre manifestement en concurrence avec Ronsard, la Mtisagiiaomachie, qui ressemble singulièrement à VHyinne triiiviphal surtout par le rythme et par les procédés d'exposition, il n'est pas téméraire d'avancer que Ronsard a écrit son Hytmw de juin à octobre 1550.

1. Il s'agit de Marguerite de Valois-Angoulême, reine de Navarre depuis 1526 par son mariage avec Henri d'Albret, morte en Béarn le 21 décembre 1549. Après une existence brillante et mouvementée, où elle prit sous sa protection les écrivains de la Réforme et de la Renaissance contre les docteurs de Sorbonne, elle finit par une crise de mysticisme, que la mort de son frère, le roi François I", avril 1547, avait en partie déterminée.

2. Note de Denisot : « Pise est une petite ville près d'Olympe, souventesfois usurpée pour Olympe mesme, à cause de leur proximité. » 11 dit Olympe pour Olympie, comme Ronsard (ci-après, ode A madame Marguerite, vers 190).

3. Ce rapprochement entre la lutte de l'âme chrétienne et V'i-^M't des athlètes d'Olympie vient de Prudence, Peristephanon, hymne iv, 101-109. Il est fréquent chez les pères de l'Eglise (v. par ex. Chrysostome, début de l'homélie sur Saint -Romain). Ronsard l'avait déjà fait au début de V Hymne de Saint-Gervaise (v. dans la présente édition le tome II, p. 5).

Comme elle s'est combatue.

Chante-moy les bataillans, Les forts, & les moins vailians.

Et pourquoy s'est animée Une si estrange armée, Et quel camp de rage épris Vint irriter marguerite, Qui par le divin mérite Se feit maistresse du pris '.

Sa Chair tentant le moien

D'asservir l'Esprit son maistre -, Comme un mutin citoien Qui traistre à son Rov veut estrc, Fut celle de qui l'erreur

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