‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaireChapitre 71 sur 244 · j Et d'une lance brandie · texte numérisé non relu

j Et d'une lance brandie

Un peu plus avant la Foy

Faisant branler son panache,

Les Charnelz loing devant soy 220 Foudroyoit à coups de hache :

La Loy d'un grand coup d'epieu

Profendit jusqu'au millieu

L'opiniâtre Hérésie,

Et la faulse Hypocrisie 12) En cent morceaux trançonna :

La Justice de sa pique

Si avant le Vice pique

due mort le désarçonna.

D'un aultre costé la Chair •50 Comme un bras d'une montaigne,

Que l'orage fait bruncher Au plus creux de la campaigne.

Casse, froisse, tonne, bruit :

En ce point elle destruit ijS Les forces qu'elle rencontre :

Mais l'Esprit s'opposa contre Son foudre trop inhumain, Et de près se joignant d'elle EfFroiablement l'appelle :4o Seule au combat main à main.

Toi, dist-il, après avoir Contre mon obéissance Sceu tant d'armes émouvoir Fuiras-tu bien ma puissance ?

219. ;j Charnés | 60 Charnels | 6j-Sj Charnels (et charnels) 227. ji le vice(e^. suiv. corr .)

230-252. S^'^7 rimes montagne... campagne (mais 6/-yi montaigne) Ronsard, III. c

245 Toi, qui as trahi mes loix,

Et l'honneur que tu me dois, Toi, Citoienne mutine Que la Vengeance divine Ores conduit au danger,

250 Et souflant sur toi sa hayne

D'un bras violent t'attraine Dans les miens pour me venger ?

Ja ja la Chair pallissant

De peur sillonne ' la presse

255 Devant l'Ennemy puissant

Qui ja l'epaulle lui presse.

Et vouloit se repentir Quant l'Esprit luy fist sentir De son homicide pointe

260 Le coup, où la gorge est jointe

De l'epaulle au plus gros os ^ :

Ainsi meit fin aux batailles, Elle poussant ses entrailles D'un long ordre de sanglotz.

26) Alors l'Esprit glorieux

De l'heur de son entreprise A d'un bras victorieux La serve dépouille prise:

Puis MARGUERITE en oma,

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