‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaireChapitre 91 sur 244 · ODE AU ROY · texte numérisé non relu

ODE AU ROY

SUR LA PAIX FAICTE ENTRE LUY, & LE ROY d'aNGLETERRE

l'an 1550 [p. 10/1-122]

"AXao t'. Y^vvàTai [j.£îÇov ix' 'IXiaooç. Av~(i). BaïçLou

Strophe i

Toute royauté qui dédaigne L'humble vertu pour sa compaigne Souvent dresse le front trop haut :

(Voir VOde de la Paix, ci-dessus, p. 3).

N.B. — Les pièces du Cinquiesme livre des Odes ne sont pas numérotées. Nous avons cru devoir les numéroter pour faciliter les références.

Vers grecs. On lit atacvi/js? (corrigé aux errata)

A LUY MESMES [p. 122]

SUR SES ORDONNANCES FAICTES l'aN I55O'

Et, quelles louenges esgales A ton mérite souverain, Te rendroyent tes Gaules loyales, Fust par mémorables annales, Ou par vives lettres d'airain ? [p. 123]

O Prince le plus redoutable De tous les princes ordonnez, Pour régir les sceptres donnez A nostre partie habitable ^.

Editions. — Les Amours... Ensonhle le Cinquiesnie de ses Odes, 1552 (p. 122). Le Cinqieme des Odes, 1553 (p. 35)- — Œuvres (Odes, V, x) 1560, 1567, 1571, 1S73, 1578, 1584, 1587 ; 1592-1630. — Blanchemain (t. II, p. 295); Marty-Laveaux, P. Laumouier (t. II, p. 371).

Titre. — jj A luy mesmes. Sur ses ordonnances faites l'an 1550. | 6o-8j Au Roy Henry {y8-8j Henry II) sur les {84-8^ ses) ordonnances faictes l'an i<^^o{S4-8j l'an M. D. L.) | Eu (>o-'j^ et 84 la dédicace fait partie du titre général du Cinquième livre des Odes, mais ^8 et 8j corrigent. I. jy6j E quelles | 7i-8y Hé quelles (yj par erreur quelle) 3. 7j par erreur rendoient | Bl par erreur Reudroient

1. Cette ode, adressée au roi Henri II comme la précédente, a pu être composée dès la seconde moitié de 1550, peut-être même dés le mois de juin, car Ronsard cherchait alors à séduire le roi et à réagir auprès de lui contre les médisances de Mellin de Saint Gelais, qui remontent au mois de mai (v. ci-dessus l'Hymne triumphal, note finale, et ci-après les odes A Madame Marguerite et A Michel de VHospital, notes). Il est remarquable que cette ode horatienne, arrivant au roi après l'ode pindarique sur la paix, ne laissait pas la moindre prise aux critiques du malveillant poète. Imitée, en son début et sa fin, de trois odes d'Horace à Auguste, elle offre un excellent exemple de « contamination » et de transposition. Cf. mon Ronsard poète lyrique, pp. 79-80, 375-374.

Sur les « ordonnances » qui l'ont inspirée, voir Foutanon, Edits et ordonn. des rois de France, revus et augmentés par G. Michel (Paris, 1611), articles : gens de guerre, habillements, monnaies, bénéfices ; Isamberi, Recueil des anciennes lois françaises, t. XIII.

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