‹ Œuvres complètes. Éd. illustrée (volume 2)Chapitre 128 sur 252 · ACTE III, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VI

Bien avant que minuit au Campanille sonne, Barnabo sera mort.

SEVERO, à part.

Si tôt !.. . Oh ! je frissonne. . .

Si tôt! Contenons-nous... Je dois avoir pâli!

RENZO

Soyons tous, dans une heure, au palais Torelli, Et si ce que j'espère alors se réalise,

A Sevcro.

0 toi, l'amour, l'espoir et la fierté de Pise,

Toi qui nous as soufflé ta force de héros.

Tu nous auras vengé de ces Guelfes bourreaux,

Et, du sang sur les mains, mais l'âme pure et fière,

Severo, tu pourras embrasser ton vieux père.

Dans la joie et l'orgueil du devoir accompli !

Quittons-nous. . . Dans une heure, au palais Torelli. . .

Ils se séparent. Rcnzo sort d'un côté, Lippo et Ercolc s'éloignent d'ijn autre. Severo reste seul. La lune s'est levée.

Page 1