‹ Œuvres complètes. Éd. illustrée (volume 2)Chapitre 135 sur 252 · SCÈNE PREMIÈRE GUN-BATTISTA, SEVERO · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE GUN-BATTISTA, SEVERO

Au lever du rideau, Gian-Battista Torelli, assis dans son fauteuil, près d'une table, lit à la lueur d'une cire. Severo entre au fond, s'arrête sur le seuil et regarde longuement le vieillard.

SEVERO, à part.

Il est là!... Que de fois, en franchissant le seuil, Je Tai surpris ainsi, courbé dans son fauteuil, Silencieux, faisant quelque lecture austère. J'approchais, je mettais un genou près de terre; Et toujours le vieillard, poussant un joyeux cri. Me regardait avec un sourire attendri, Et je sentais alors, sur mon front qui se penche, S'appuyer longuement sa douce barbe blanche... Aujourd'hui, ce secret infâme est entre nous!

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