‹ Œuvres complètes. Éd. illustrée (volume 2)Chapitre 161 sur 252 · LES MONTAGNARDS · texte numérisé non relu

LES MONTAGNARDS

Angus !

ANGUS

Les vieux corbeaux croassent dans l'espace. Comme ils sont enroués! Est-ce de sang humain?

ROBIN, au vieil Enoch.

lime fait peur!

ANGUS, à Marie.

Enfant, montre-moi le chemin... Suis-je au milieu des fils de Fingall?

264 LES JACORITKS.

Oui, grand-prre.

ANGLS.

Jadis, c'était un clan très riche et très prospère; Comme toute l'Ecosse, il doit être appauvri. Mais que demandons-nous? Du pain, un humble abri. Faites la charité! Si, dans sa main tendue. L'aveugle ne voit pas l'aumône répandue Et vous dit mal merci du secours qu'il reçoit, Faites la charité quand même. Dieu vous voit! Par ses yeux qui ne sont obscurcis d'aucuns voiles. Le jour par le soleil, la nuit par les étoiles!

DLKCAN.

Pourquoi tendre la main et pourquoi mendier, Angus? Nous mettrons tous une bûche au landier Et, pour t'y faire asseoir à côté de ta fille, Nous marquerons ta place au repas de famille; Car, parmi les Fingalls, il n'en est pas un seul Qui dans chaque vieillard n'honore son aïeul. Viens chez moi ! L'ùtre llambe et la table es! senie. Mais viens-y pour finir paisiblement ta vie; Promets-nous de ne plus livrer le lendemain Tes nobles cheveux blancs aux bises du chemin. Ne nous tends plus la main, ce n'est point nécessaire;

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