‹ Œuvres complètes. Éd. illustrée (volume 2)Chapitre 87 sur 252 · GIAN-HATTISTA TORELLI, SEVERO · texte numérisé non relu

GIAN-HATTISTA TORELLI, SEVERO

Gian-BatlistaTorcUi, barbe et cheveux blancs, entre, la main posée sur l'épaule de son fils.

(ilAN-HATTISTA.

Non, Severo, j'eus tort de suivre ton conseil,

De sortir avec toi, vois-tu... Ce bon soleil

Ne m'a pas réchaufTé; car, devant le ravage

Qu'a fait dans ma patrie un siècle d'esclavage,

Devant ce peuple, au joug condamné sans recours.

C'est au cœur que j'ai froid, mon fils, froid pour toujours î

Rentrons.

Votre douleur, hélas ! me désespère.

Plus qu'aucun je respecte, ô cher, ô noble père, Le fier isolement où vit enseveli Dans sa promesse, Gian-Battista Torelli.

Mais, à rester toujours reclus et solitaire, »

— Ne le voyez-vous pas ? — votre santé s'altère ; '

Le médecin l'a dit, il faut que vous sortiez. Quand vous rêvez, le soir, les pieds sur les landiers, Uoulant dans votre esprit quelque pensée amère.

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