ACTE II, SCENE III. i
CONSTANTIN
Je 110 reconnais plus le terrible Olhorgul, Qui nous harcelait tant naguère. C'est bizarre. Enfin, il faut toujours veiller... Ourosch, Lazare, On change les guetteurs, ce soir... N'oubliez rien.
LAZARE
Chaque poste sera pourvu de son gardien. Maître, et pour les placer près des bûchers d'alarmes, J'ai là des hommes sûrs, munis de bonnes armes Et de vivres. Le chef désire-t-il les voir?
Non, car ils seront vus par mon père, ce soir, Et seul il a le droit de donner la consigne.
BKNKO, s'approchant de Constantin et le saluant avec servilité.
Monseigneur, je salue en vous le chef insigne, Le fils du grand héros que bénit l'Occident, Le jeune capitaine intrépide et prudent Qui, même dans les jours de paix, songe à la guerre.
CONSTANTIN, dédaigneusement.
Le compliment est froid et ne me touche guère;
±1X POUli LA CUUr.ONiNE.
l^our les femmes tu sais en trouver de meilleurs. Benko, va-t'en porter ta flatterie ailleurs.
Benko s'incline en dissimulant un regard de haine. — Aux deux soldats.
Laissez-moi, mes amis.
Les soldats sortent au fond.