ACTE IV, SCENE I
La conscience, alors, devient trouble et s'égare. Songe au Serbe Sava, songe à Jean le Bulgare; La défaite leur mit la félonie au cœur, Et, vaincus, ils se sont alliés au vainqueur!
ANNA
Osez-vous accuser Constantin ?
OUROSCH.
Pas encore, Mais nous nous demandons quel souci le dévore. Quel secret désespoir peut ainsi l'envahir... Il est déjà vaincu... S'il songeait à trahir?
ANNA
Lui ! Chassez ces mauvais rêves d'esprits malades ! Lui!...
LAZARE
Mais c'est le soupçon de tous nos camarades. Et nous verrons bientôt éclater leur courroux.
Constantin paraît au fond du théâtre.
ANNA
Parlez plus bas. Voici le chef.
i27(; POU II LA COUUONNE.
OU n ose H.
Eloignons-nous.
LAZ A1»K, iiK'Uaiit l;i main sur la poignée de son arme.
l*ai' l'Eiircr! si j'étais certain (ju'il lui un traître...
ou Rose 11, l'enlraînanl.
Allons, viens.
ANNA, sortant la dernière, après un regard jeté sur Constantin.
Qu'il est triste et pâle ! Pauvre maître î