‹ Œuvres complètes. Éd. illustrée (volume 3)Chapitre 175 sur 191 · ACTE IV, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE VI

Oui ! nous doutons du chef et nous le dénonçons. 0 Roi ! fais-nous justice !

OUROSCH.

Oui, sauve-nous, saint prêtre !

LAZARE

Il nous perd !

OUROSCH.

Il nous vend !

LAZARE

C'est un fou î

OUROSCH.

C'est un traître !

Nous étions vainqueurs tant que le père a vécu. A bas l'indigne fils !

OUROSCH.

A bas le chef vaincu!

-2îl(; POlIIl LA COURONNE.

LES SOLDATS

Trahison ! Trahison !

L'ÉVÊQUE-ROI

Soldats mutins, silence !

Jamais on n'aura rien de moi par violence... Constantin, la patrie est en péril de mort. Et je viens te chercher pour le dernier effort; Car, malgré tes revers, je connais ta bravoure. Je résiste à la foule injuste qui m'entoure Et je ferme l'oreille à ces cris furieux. Mon devoir est de dire à tous ces factieux Que le sort est souvent cruel pour le plus brave, Que je te tiens pour bon chrétien, pour vaillant Slave, Et que leur faux soupçon me fait honte et pitié ! Je te veux, devant tous, prouver mon amitié. Et puisque en ce moment de suprêmes alarmes, Vieillard, je suis parti, prêtre, j'ai pris les armes, Pour notre foi chrétienne et notre liberté, Je prétends que tu sois toujours à mon côté, Défendant ma personne et les reliques saintes; Et c'est assez, je crois, pour dissiper leurs craintes, Et pour bien ranimer leur confiance en toi. Es-tu content, mon fils?

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