‹ Œuvres complètes. Éd. illustrée (volume 3)Chapitre 174 sur 191 · ACTE IV, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE V

BAZILIDE

Toi ! son fils !

CONSTANTIN

Oui, je suis parricide ! et la cause De ce meurtre, de cette épouvantable chose, C'est toi seule ! Et je dois, caprice affreux du sort! N'en rien dire, ton crime étant celui du mort; Et la fatalité veut, dans son ironie.

Pour qu'il reste honoré, que tu sois impunie. A la face du Ciel et devant des témoins. Je ne puis te flétrir, ô femme ! mais, du moins, Ici je puis te dire — oh ! quelle joie amère ! — Que j'ai soufflé sur ton imbécile chimère. Que le piège dressé par tes mains, dans la nuit, Ne prendra pas sa proie et que je l'ai détruit. Oui ! c'est moi qui brisai ton espérance affreuse. Et je veux t'enfoncer dans le cœur, malheureuse. Cet infernal regret, comme avec un poignard. Et te montrer ce meurtre, et t'en donner ta part. Et venger la nature et les lois irritées En secouant sur toi mes mains ensanglantées !

BAZILIDE

Prends garde !...

-2ÎM pon; LA col i;u.n.m;

CONSTANTIN

Ah ! lu voulais régner, et faire un roi ! Eh bien ! tu n'es plus rien, entends-tu ? grâce à moi ! Rentre dans ton néant, dans ta nuit, dans ta lange !... Maintenant, au combat !

BAZILlDli.

Attends !... que je me venge î

Fanfares et tuniulle au dehors. La porte du fond souvre toute grande et l'Évêque-Roi, couronné et mitre, avec une cuirasse par-dessus sa robe blanclie et portant à la main droite un petit reliquaire d'or au bout d'une sorte de sceptre, entre brusquement. Il est suivi de quelques boyards et de paysans armés de faux. Les soldats de la citadelle se pressent en désordre autour du roi.

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