‹ Œuvres complètes. Éd. illustrée (volume 3)Chapitre 181 sur 191 · ACTE V, SCÈ.NE I · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈ.NE I

Et notre vieux Balkan, notre montagne noire, Nous protège toujours... Ils sont vaincus !

LA FOULE

Victoire'!

LAZARE

Grande victoire!... et due au prêtre en cheveux blancs! Les chanteurs parleront encore dans mille ans, Soyez-en sûrs, du roi mitre faisant la guerre.

OUROSCH.

Ah ! si vous Taviez vu, portant son reliquaire, Droit sur son cheval blanc par deux diacres conduit !

LAZARE

Du lever du soleil au tomber de la nuit, Partout où la mêlée était très meurtrière, Il surgissait, tranquille et toujours en prière.

ODROSCH.

Et Ton voyait alors les ennemis fléchir.

Oui, gloire au roi vainqueur ! Othorgul, le muchir,

30i POUR LA COURONNE.

S'est fait tuer. Les Turcs sont en pleine déroute Et courent en jetant leurs armes sur la route. Beaucoup se sont noyés en se pressant aux ponts.

DUR ose H, s'adressantà la statue.

Et toi, l'homme de bronze, es-tu content? Réponds. Cette odeur de sang turc doit plaire à tes narines, Vieux Brancomir !

LAZARE

On leur a pris vingt couleuvrines, Tous leurs charrois de guerre et plusieurs étendards. Trois pachas et six beys sont morts; et les fuyards Vont d'un train qui pourrait les conduire à la Mecqu(

OUROSCH.

Vive notre vieux Roi !

LA FOULE

Vive le saint Evoque !

ANNA, à Ourosch.

Allons-nous le revoir bientôt?

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