ACTE V, SCÈNE I
OUUOSCH.
Avant la nuit.
ANNA
Quel bonheur !
OUROSCH.
Il revient triomphant, il nous suit, Et tout à l'heure il va devant nous apparaître...
LAZARE
Et l'on va châtier ce Constantin, ce traître... Que ne suis-je bourreau pour le clouer en croix !
ANNA, montrant la prison à droite.
Chut ! . . . C'est là sa prison !
LAZARE
Pourquoi baisser la voix?
Il est là?... Je voudrais qu'il m'entendît, Tinfàme! Point de pitié pour lui !
ANNA, lui montrant Militza dans son attitude navrée.
Non... mais pour cette femme.
THÉATKE. — IV. '-iO
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LAZAllK, reconnaissant Mililza.
Elle!
ANNA
Dans ce maudit par tous abaiidonué, Son instinct ignorant plaint un infortuné ; Sans patrie et sans Dieu, la fille de Bohème Souffre de voir souffrir le malheureux qu'elle aime, Et ne sent pas combien vile est sa trahison ; Et depuis les trois jours qu'il est dans sa prison, Elle passe son temps accroupie à la porte. Ainsi que tu la vois et comme à moitié morte... Sa douleur me fait mal.
LAZARE
Et que m'impoi II', à niui î
OUHOSCH, accourant du fond et d'une voix joyeuse.
Le Roiî... Voici le Roi qui vient!
LA FOULE
Viv»^ Ip Roi î
Fanfares.