ACTE V, SCÈNE V
Et de jeter sur lui de la boue en passant, Mais non de le frapper et de verser son sang; Car vous voudrez qu'il vive et que sa honte dure.
CONSTANTIN
Horreur !
L'ÉVÊQUE-IIOI.
Plus que la mort la peine est-elle dure? Nous approuves-tu, peuple, et te sens-tu vengé?
LA FOULE
Oui!
LAZAUE.
Qu'il souffre longtemps !
OUROSCH.
C'est bien fait!
LAZARE
Bien jugé !
ANNA
Le malheureux ! . . . C'est pis que la corde ou la hache.
CONSTANTIN
Vivre ainsi ! vivre encore ! Oh ! mon Dieu !
I/I- VRQIjK-UOI.
Qu'on raltacii
Des soldats saisissent Constantin et l'enchaînent au socle de la statue.
C'est pour toujours. La mort seule pourra finir Son long supplice, effroi des traîtres k venir.
DUR CSC H, sortant de la foule.
Oui, qu'il souffre à jamais l'opprobre, et désespère, Ayant pour pilori l'image de son père !
CONSTANTIN, à part.
Mon père ! Il devrait être à la place où je suis.
LAZARE, sortant de la foule à son tour.
Qu'il demeure à ce bronze attaché jours et nuits Tel un chancre hideux qu'un arbre a sur l'écorce.
CONSTANTIN, à part.
0 Seigneur, soutiens-moi ! Dieu, donne-moi la force ! Que je puisse accomplir ma tache jusqu'au bout!
LAZAHK, au roi.
n Hoi. laisse éclater la colère qui bout.