SCÈNE III
NELLA, seule. Elle entre en chantant.
Range à serrer la misaine !
Le flot nous entraîne.
Le vent est cruel.
Pare à carguer la grand'voile !
Pas une étoile Dans le ciel !
54 MAITRE AMimOS.
Ah! depuis qu'il a levé Tancre, Le trois-mâts de mon doux ami, Le ciel est noir comme de l'encre Et le vent toujours a gémi ; Et sur la grève où dans la brume La lame à grands coups furieux, Jette à mes pieds sa blanche écume, Je l'attends, la main sur les yeux.
Range à serrer la misaine !
Le flot nous entraîne.
Le vent est cruel.
Pare à carguer la grand'voile !
Pas une étoile Dans le ciel!..
Mais rOcéan couvert de bave, Du navire où sont mes amours Ne m'ayant pas rendu d'épave.
Mon espoir persiste toujours ; Et j'attendrai, dans la tempête Et sous le vol des goëlands, Quand même le vent sur ma tête.
Ferait flotter des cheveux blancs !
A la nn rio la ch.tnson, Ambros est entré el s'est arrêté à la porte du f<iiul. Il éroiiie, rêveur, attendri.