SCÈNE IV NELLA, AMBROS, puis ADRIAN
Vous, Ambros !
AMBROS
J^écoutais ce vieux chant de marin.
NELLA
Oui, c'est à bord du vaisseau de mon père Que Ton m'apprit ce triste et doux refrain. Il ne vous déplaît pas, j'espère ?
AMBROS
Tout ce qui vient de vous me plaît.
NELLA
Un compliment!
AMBROS
Non, la vérité seulement.
56 MAITHK A.MimoS.
NKLLA.
Votre aniiLié, bon Ambros, m'est si chère, Et je suis près de vous si libre et sans souci, Oue je ne me sens pas en ces lieux étrangère Et qu'il me semble avoir vécu toujours ainsi.
AMBROS
Ilélas ! un souci me pénètre !
Ces jours trop doux auront un lendemain amer.
Vous quitterez ce toit... bientôt peut-être, Et seul, et pour longtemps je reprendrai la mer
Vous partirez, gentille hôtesse.
Et, près du foyer déserté.
Dès le lendemain, la tristesse Viendra s'asseoir à mon côté.
Ce logis où sur toutes choses Votre charme plane aujourd'hui, Ce sera le jardin sans roses.
Le nid d'où l'oiseau s'est enfui; Et reparti sur mon navire.
Le cœur plein de regrets, souvcni.
J'entendrai votre joyeux rire Passer dans la plainte du vent.