ACTE 1, SCÈNE IV
NELLA
Non, Ambros, si de vivre ensemble Nous devons perdre la douceur, Nous serons toujours, il me semble.
Ainsi que le frère et la sœur.
Vous vous direz dans vos voyages Que sur l'immensité des eaux Nos souvenirs, légers messages.
Se croisent comme des oiseaux.
Donc, tandis qu'en votre demeure Peuvent battre nos cœurs amis.
Vivons au caprice de l'heure Et goûtons le bonheur permis.
AMBROS
Ah ! mon âme est tout enivrée.
Nul charme au vôtre n'est pareil; Et chez moi vous êtes entrée Ainsi qu'un rayon de soleil.
'^^ NELLA
Pour mon cœur elle a trop de charme.
L'amitié qui vient nous unir, Car je sens perler une larme En songeant qu'elle peut finir.