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CHAPITRE XI Suite, d'où vient la victoire des méchants

Au dix-huitième siècle, les philosophes pensaient que la vertu n'est que l'utile.

Et moi je demande: Gomment peut-il se faire qu'il y ait encore des hommes qui restent fidèles à la vérité ? Elle leur est utile, dites-vous ?

Dérision des dérisions ! En quoi la dépression, la misère, la persécution, le mépris sont-ils utiles à l'homme ?

J'ai toujours vu les gens de petite conscience s'armer de cette maxime, que la vertu est l'utile, pour en écraser l'homme de conscience. Laissez-le, disent-ils, c'est un sage, un être singulier ; il n'a besoin de rien. Sa conscience lui suffit ; ce serait le gêner que de lui laisser ce qui lui appartient, avec sa place au soleil.

Disant cela, ils le dépouillent et le mettent à nu par déférence, par scrupule ou par amour de la justice ; je vous le laisse à deviner.

Ils s'excusent par ces mots : Nous ne voulons pas de l'idéal. A quoi tout l'univers répond :

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