LE PORTRAIT
Brillante iiiia(;inalion, Fidèle .s<tur de la fo'.le, El reine de l'opinion, Toi qni fais les ania s, cni de la po'sie Es rame el le soniien , dnnt les vives 4 0nleurs Dérorenl l'univers , ([iii no rris l'espérance , Ponl la ma ie el la puissance
D'un conte , un i ien , fais un bouquet de fleurs ,
Seronde-Bioi ! Dans in conte bizarre.
Je veux pranvei- l'eiTel de ton pouvo r.
Un jeune prinie, on (Chinois ou Tartare, .I'if;nore son pays; qui \o'idra le sa^oir , l'eut aller con.sulter.au Vatican, à Konie,
Les inilie et mille manuscri s Que (ja; de sous la clef nionsi;;nor Varquetis , Grand docicur, plein d'esprit, el de plus irsbon homme; Ce jeune prin e, un jnur, lr;>uva sur son chemin Un tr.'s joli portrait ; il refja. de . il s'écrie . Toui éioniié. r3vi;'liiru! quel porirait divin! C'e.,t celui de Vénus, de \ énus ei bellie. C'est l'a 1 e de Psyché ipie je vois dais ses yeux ; J'aper, ois sur son fiont la jeunesse de KIoi e ! » Il soupire, il s'enîlauinie ; adieu pl.ii.^ii s et jeux : Lesoinuicil lefu»ait, et ires souvent l'aurore Le letniuvail rêvant à l'objet de ses \œux. F.ntin, f!aus son i\resse, il veut que l'on publie yued'un très Ijean présent il réroinpensi rait Celui ([ui rinstruirail du nom. de la patrie De l'ob^ten hanleiir dont il a le porirait. Apres un moi- ou deux dune pénible at ente. In homme en ^on aiiomne i ses yeux se piésenle , Béclame le portrait. • (Juoi ! dans un vi: transport Le iirinie s'tcria , (ous avez ce irê.'ioc ? C'est donc l.^ le porliail de vot.e aimable tille?
— C'esl , ninnsei;;neur, un poitrail de famille, De mon aïeule Ai; es, nior.e depu s ceni ans. » Du prince ce discours calma les feux naissans.