‹ Œuvres complètesChapitre 213 sur 416 · I.erhevarer avait eu delà re'ne · texte numérisé non relu

I.erhevarer avait eu delà re'ne

Un l)el enfant , dn plaisir heureux frni»;

Elle le mil au jour sous un vieux chêne,

Au fo d d'un l;ois, au m lieu de la nuit.

Quand du l.ai- vil que la I'ar(;ne iuhiMiiaine ,

De son ircpas inarquail ri.fuie piothaiue,

Il inv'Iora les boutés de Vi icnrie

Pour von en'ani ; soiliciia roiir lui

Son ainilie, son jî'^néreux ap|iui.

Elleélaii fée, aiaii une âme ninian'e,

Et son .surnom claii la Ben'ai aine.

D I l.ac Inujours par elle fnl clieri ;

Il l.ii devaii leciviir de son ainaiile,

Et sa consiaiiceet ses ra-.eirs aussi.

Vivienne. alors fidéli' à sa lendiesse,

Prnniil d'aimer cel en'ani prceux,

De le servir , d'éclairer sa ieunes.'e

De ses cou eils , et de le rendre l.eureux.

Dès que du I.ar fut sur le no'rriiage,

Elle accouru sur nu lé",er nna ie

Aiprés d'Albert , lui dit : - Mon elier enfant,

Yo're lionlicnr morciipe v'vemeni ;

Forme?, un vo'U , pe cz avec s,i,-;esse

Vos p,o'ii« divers, ce que leul voire cœur.

Vous l'obtiendrez , compie?. sur ma promesse. ■

Je dois ici prévenir mon lecteur Qu'Albert élait alor- dans ce bel Sr;e Ou surle t>oni ledou\ prinieiniis sourit , Où tous les lïoi'iis. la f, o re , sou image , L'ambitioH , le plaisir , tout .séduit.

Ce jeune Albert , la joie au fond de l'âme,

Pense bcaufoup, rcve, lo me i la fois

Ceiu, Kiux diïers; loui lui pla i , lout l'enflamnie ,

El cependant il fallail faire iiu choix.

Enfin il dit ; «Je bi'ùle pour la ijloire.

Je voudrais voir . sur l'airain de l'histoire,

Mon nomfiravc parmi ceux des guerriers.

Je veux cliariicr ma téie de lauriers.

Vous poursuivez . UKui Mis, une (hiiaère;

■Votre oeil frappé d'une fausse lumière , Dans ee pr&slijic enlicvoil le bonheur.

Vous pleurerez bien sou\eul votre erreur.» '"^Albert sour t; jcuues.se n'aime à iro're Toute leçon cpii Halle peu son cœur.

■ Vous le vou e?. je cède avec douleur; Allez , mon fils, viilez j la vicloice; D'un er vainqu>-iir j'anuerai voire bras; Je vous attends après trente combats.»

Dans ce moment le démon de la guerre

Devers le Ml , séjour du Sai ra\in,

Précipi ail Anî;lais, Fiançai , Gcrraain :

Enfans du Christ , ma chaut sous sa bannière,

Ils coinballaient l'Évan.'îile à la main.

Albert s'embarque, aborde celle lerre,

Jadis l'asile et des dieux et de.s arts,

Cil le iNilus apporte chaque année.

En tiibuls d'or, son onde lortunée;

Où vint jadis le prem cr des Césars

Cueillir le myrie au m lieu des hasards.

Albert 5 peine allei,;nail le ri\a ;e ,

Qu'il enlendii la iroinpetle de .Mars.

Elle donnait le si ;nal du cariiai;e;

Ces sons fjuerriers enflammanl srn courage,

Il court, .-.'élance au milieu des drapeaux,

Pnursnil , attaque el cou.bal en hero.s.

l' jouLssail de celle horrible If'le:

Mais (|iiand il vil l'elfet de la leuiprte,

Viiigi mille inorN, lanide ineiiib es épars;

Il en géiiiit , el bais,sant ses re.sards.

Il s'eciia : • ( 'est donc Ij de la gloire ! •

IMais trop épris encor de la victo re.

Il se trouva dans vin il romliais divers,

Bl .ssa , ma , rei m mainle blessure,

Jeilna souveni el cou- lia sur la dure,

Vil lesj-îMerets de cadjvres couverts.

Deux cents hameaux dévorés par le.s flamme».

Des m ;lheureux , irainani dans les d^seris,

>'u-pieds, sans pain , leii senans et leurs femmes.

.Mors lassé de ce^ scènes d'horieur.

Il retourna bien vile eu Aiiglelerre,

En mandissani le deiuon de la guerre.

Mais orcup.' toujours de so i bonheur ,

Il crut le voir pi os d'un sexe adorable ,

Dans les plai.MiS de l'amour el desseus.

Il implora sa bitn aiii-iie aimable,

l'oui- ob euir le plus d lUx des pré.sens,

le don depla-re.i mi le objel.si barman»,

De irioiiipher lie la plus inhuma'iie.

« Ce n'esi pas I j le moyen d'eire beureiia ,

I ui r pouoil la prudcn'e V vienne,

Les l'rjils dam iir cueillis, p, ùié sans peiae,

Ti aineni loujonrs le dégoilt apre.s eux.

Je veux poui-iaiit ei coi e vous lompiaire;

Dans vos amours, au gi-f de vos dé.^irs,

Vous séduirez l'âme la plus sévère;

Vous cueillerez le myi le des pla sirs. ■

I.e cœur rempli d'un espoir qi'i l'enchante, Alberl d'abord se reiidii i la cour.

• Ces! l.'i , dit-il, qu'e:t l'aulel de l'amour. Qne la beauté, douce, compi1ii.s,sanie, Se plait à voir , à fai. e des heureux.» I.'asire du our avait à pfiiie encore Pendani un moiséilaiié le Hosphore, Que vin,",! I)e;iul -s ava enl i-oii ble ses vœu«. Êh quoi ! s'éi rie Églé, quoi ! sans obstacle ? Sans nul riclai.^ c'est vraiment un miracle ! J'en suis daci-ord; mais peut -on oublier Qu'il entre ici quelque peu de magie ? Bien qu'il ne faille cire diable, ou sorcier, Pour triompher d'uue leiidre Aspa.sie.

Par ses succès encor plus enflammé ,

COiNTES.

im

Allier! se livre au feu de sa jeiinev*.

Toujours voiat;e cl loti^ours |rlus aimé,

Chaque .'oleii lui voil nue ir.a. tresse;

tt riinpri.deiU , saii-. Irei dans ses désirs,

Taril Ijienlol la eoupe des plaisirs.

Ras.'âsié de telle loiii^uc ivresse,

Le cœur loujonrs brûlant de volupté,

Il se consume , il désire sans cesse ,

Plus il jonii, plus il es! déjoJlé.

SenKuii alors sou Suie auianlie,

Las de lui-uienie, il dil j son amie

En spu|iiranl : ■ Pardountz Uion erreur,

Je DR sens rien . le beau se\e ineniiu e;

Je vous demande un preseul plus (lalleur,

Qui seul (jou.ra me donner le bonheur.

Je veux jouir d'une i^rande opule ce,

Piiller chez moi par la m3j;mficenre;

Je veux a\oii bals, niu,'i(jue, le lins,

El cen; amis eiu,)re.ssés J me plai/'e.

— Sans approuier. ni blÂii.er vos desseius,

R pond la fee, d faul vou.i salis aire;

De ce sifflet je vous fais le pré eut ,

Il est mapiique, apprent/. en Tu aje.

Quand vous voudrez des bi;oux, de l'ar-jjfrit,

You.i sifHtrtz ; au son de l'iusl. uii.ciil ,

L'ii jeune esprit mon seiviieur, mon page,

^ ous pore, a le mêlai plein dap|ias,

Jadi. si rher. si .unes e â Vlidas. >

Albert , joveux de voir que la orlune

R t à ses v(i'ux, qu'il la liejil dans sa main,

Vole cl.ez lui ; loul de!ai limp r une,

Prend son si ilei . sou Ile , si fie , el soudain

Un sac, jeie d'une main invisible,

Tomb( à ses p eds. ■ Lh ciel ! es -il possible !

S'c(rie Albcrl ; jiraiid (lieu! Il est plein dor! t

Au dou>; aspect de ce riclie irfsor,

A dcii'.rïenou'. , il rend i; âieà Vivieune.

Ensuile il.M)rl, il court chez les marrbands,

Aclieleloul ; le p:ix , rien ne le !',ep.e;

Va.ses, rubis, beaux lapis, diamans ;

Meuble un palais avec (joJl , élej;ance.

Prend vinut laquais, p,rands, bien faits, et hardis.

Et (jui plus est deux cuisiniers de Frame.

De (j!0ssa\aus, de k-ijer» beaux-esprits.

Faiseurs de ve.s , de caleudi.iur.js nourris,

De viujjl beautés le cercle plus aimable ,

Sont invites lous les j.iurs ù sa table.

L'après-dinre, au s; n des insirmneus,

Au l'ha.il flalleur d'un fils del'Ausoiiie,

On diijérait ; et me.vsieujs les savans.

Pour s'eudo. niir, alieiidaieut ces moiiiens.

Le bal succède; Éjjlé, Betsi. Julie,

En jupcni courts, en lé.jei-s vélemens,

Le frojil orné des j;uiriaiides de Flore,

Imitaient l'art, les pas de lerpsichore.

Le bal fini, da;is le salon voisin,

Était du so r prépare le lestin,

Festin des dietix , où la nouvelle Aurore,

En se levant les lelrouv ail encore.

Buvant, chaulant les hymnes de Paphps.

Le lendemain c'était nouvelle or.jie,

rvouveaux plaisirs; la fjro'es'pieTlialie

Les égavait du ,'el de ses bous mots.

Alors qu'Albert voulait de la campagne

Voir les beault's , respirer la fraîcheur ,

Vn char irainé par six chevaux d'ES|)agne,

Ra, idement promcuail nionsei,;neur.

El quand le vide était dans sa cassette.

Sa main s'a mail du bienheureux siltlet;

El tôt l'espiit du liant de sa planète,

D'un vol lé jer, un sac d'or apportait.

Bel instrument! ah I que e le ie;;relte,

S'il est perdu; mais ou dii que les rois

L'ont re;rouvé, qu'ils sifUenl à mcrveills,

El que ce bruil , helas I plus d'une fois.

De leu.s su els a falijjué l'oreille.

Pendant six mois, en secroyanl lieureus,

Albert joull de ce bonheur suprême;

El cepin.lanl quelquefois soucieux.

Il se trouait n.éconient de lui-même.

De jour en juu.- il perdait ra,)pélit,

Dl,;irail malel teiliail dans son lit;

Il sou.uieillait au .soude la mu-ique,

Même il blillaii, pa.' un nulheur unique.

Aux A<.ro lia leurs que l'on lai.ail pour lui.

Lutin ciiar;;p de déy«jt et d'eiiuui ,

Il se plai.inii , dit à sa bien ai.iite :

«,1e le vois bien , le ue puis éti-e heureux,

Et de n;oii ,orl la lou laiiie maiiie

(.han;ïe en poison vos bienfaits j;"néreiijt. t

Elle répond: «Mon fils, à vos priei'es

J'ai .salisfaii , j'ai cru vousoblijjcr.

—Il n'en est rien; je n'ai vu que misères.

Soucis, neai.t, c, lioni|.euses chiuiires.

Quoi ! le bouheui- nous esi-il é;rjnj;er?

^hh bien , chir lion, un boiilieur plus facile,

Plus vrai, plus pu.'. Non loin de celle vjllp,

l'.xi.-.te encore un antique clià<eau ,

Du cflin e Albon c'est le moileste asile.

Demain malin, des le soleil nouveau.

Courez, volez ver... ce noble ermila,;e;

Ce mol su lit, l> reste est voire ouvrage. »

Le jiuue Albcrl, dès (,uc Phebus iiai»sai)t

Eut de r.udu> eclai.e le riva:;e.

Moule à cheval, a. rive en , galopant

A.iprès d'un boi-s, vrai scjonr des druides,

On bien des ours. Toul à (oup il entend

l.e.\on des cors, les cris des (hicns avide.s,

Et ilesihevaux le her henni.ssement.

A ce Ira a^ son ardeur pour la chasse

S éveille ; 1 pari , il entre avec audace

Dans la or.'t, vole au devant du bruit.

Il voil venir à travers la poussière

l'n San ;lier que la meute poursuit.

Déj,^ sa dent, .on arme meui Iriece

A d.chire quai re chiens belliqueux ,

El deux chevaux expirent auprès d'eux.

Le brave Albcrl l'aptrçoit qui s'avance,

De son écume airosani le chemin ;

.Sans se frayer, il saule en dilij;ence

De son cheval , et le sabie à la main ,

Calme, il ailcnd. La monstrueuse béte

Sur lui s'élance, et sa cruelle dent,

Albcrl , le perce el d.xhire ton flanc!

Ton !-an,'î jaiUil ! mais la venneauceesl prête;

L'ii'il enflammé, levant sou bra nerv^ujc,

Alberc, d'un coup, l.ii par.a.je la léle.

Le monstre tombe, et s,aagla^t, furi$|i>,

soo

CONTES

Se roule et meurt en mordant la poussière. Mais son vainqueur, ô douleur Irop aniere ! Marche , cliancelle et tombe ; et sur ses yeux La mort étend un funeste nuage.

Le comte Albon , seigneur du voisinage, Qui conduisait la Iroupe de chasseurs , Voyait de loin ce combat , le courage Du jeune Albert ; il h;Ue les piqueurs, Lui-niéuie il court le cipur rempli d'alarmes ; Jl trouve, hélas ! un jeune homme charmant, Pâle , livide , et baigné dans son sang. Le comte ému, pénétré ju.squ'aux larmes, Sur un brancard le fait mettre soudain , Et Iransporler à son château voisin.

La troupe suit dans un morne silence.

Dans le château dés qu'on est parveuu , Sur un vieux lit Albert est étendu. Le docteur vient ; et son art , sa prudence, Le rappela des bords de l'Achéron.

Sitôt qu'il fut de retour à la vie,

Surpris, il cherche, il voit le comte Albon;

Auprès de lui la charmante Isabelle,

Sa fille unique, aus,si .sage que belle,

On Eseulape, et plus près de son lit.

De ce château la vieille et bonne mère:

Il croit alors qu'un rêve le séduit;

Il veut parler, k docteur le fait taire.

Albert se lait encor plus étonné ;

Mais il regarde, et puis regarde encore

Ce jeune objet que la pudeur colore,

Qui d'innocence et de grâce est orné.

A cet aspect , oubliant sa défense ,

Et sa blessure, il rompit le silence:

«Ovous! dit-il, trop aimable beauté,

Parlez , quel dieu pour moi plein de clémence,

Auprès de vous ici m'a transporté?

— Mon père a vu voire inirépidité,

■Votre combat, hélas! voire bles,sure;

Sur voire sort , son bon cœur attendri

Vous a donné cet asile chez lui. ■

Le comte alors s'approche et le rassure,

El l'air riant , la boulé dan-i les yeux ,

Il l'appela le plus vaillant des preux;

Lui demanda le nom de sa famille.

■ Je suis , dit-il , le fils de Lancelot. »

De joie .\lbon tressaillit à ce mot.

liui répond, en regardant sa fille:

• Je l'ai connu, c'était un grand guerrier.

Et le héros de la chevalerie. »

Il ajouta : - Mon enfant , je l'en prie ,

Prends soin, bien .soin de ce beau chevalier.»

L'ordre était doux pour une âme aussi belle.

Elle exerçait près de lui loutle jour

De la pitié le charitable zèle.

Lui récitait quel(|uc antique nouvelle

De revenans. de sorciers, ou d'amour,

Ou lui lisait l'intéressante histoire

Des chevaliers de la cour d'Albion ,

Leurs grands exploits, leur ardeur pour la gloire.

Et leurs amours et leur dévotion

Ah ! l'heuieux temps oii la jeune pucelle.

Simple en ses mœurs, bulle sans vanité,

A la nature, à son amant fidèle,

Donuait son cœur avec naïveté!

Albert un jour lui dit d'une voix tendre: «Comment cacher les secrets de mon cœur? Fille du ciel , ange con.volateur , De vous aimer je ne puis me défendre, Ne m'auriez-vous rendu l'aspect des cieux. Que pour me voir à jamais malheureux!

— >on , je n'ai pas cette rigueur extrême. Si vous m'aimez , croyez que je vous aime; Voyez mon père, et s'il me donne â vous , Je serai fiere, Albert, de mon époux.»

L'heureux amant , en quittant son amie.

Court chez le comte , embrasse ses genoux : "Ah! donnez-moi, dit-il, deux fois la vie. J'aime Isabelle avec idolâtrie,

Si je la perds , je mourrai de douleur.

— >'on , mon enfant, non, vous vivrez pour elle. Et vous ïivrez pour faire son bonheur.

Dans ce château , la demeure fidèle De mes aieux et celle de l'honneur , Vous ne verrez ni marbre, ni dorure, INi grands tapis , ni beaux vases chinois; Mais vous aurez des vergers et des bois , Une abondante et saine nourriture; Vous j(mirez , avec la liberté, Du doux repos, fruit de l'obscurité. »

L'hymen .se fit auprès d'une fontaine; Sur le gazon , à l'ombre d'un vieux chêne , On fit dresser la table du festin.

Pour diamans la charmante Isabelle Mit sur son front le myrte et le jasmin ; Sou vêtement est simple et frais comme elle; Bien moins parée, elle est encor plus belle : Grâce et beauté n'ont besoin d'o.'nement. Lor.sque Viviennc apprit cet hyménée.

Auprès d'Albert elle vint promptement, Et demanda si de sa destinée Son protégé enfin était content.

« Si je le suis ! 6 trois fois fortunée L'heure où je vis cette fille des dieux , Où je l'ainai, j'adorai tant de charmes! —Sur voire sort me voilà sans alarmes.

Et le destin a comblé tous mes vœux : J'ai sati.sfait, dans votre adolescence, A tous vos goûts , à vos ardens désirs. Prévoyant bien qu'un jour l'expérience Éclairerait votre jeune imprudence Sur le néant des grandeurs, des plaisirs. Ici fixé, libre de soins, sans maître.

Vous jouirez dans ce séjour champêtre , Des seuls vrais biens accordés aux humains; Repos, travail , paix du cœur, jours sereins. Femme jolie, aimable, et qui vous aime; Si tout cela ne fait votre bonheur, !Ni mon pouvoir, ni celui des dieux même, Ke suffiraient pour remplir votre cœur. »

Je voudrais bien que ma pctile histoire,

Mes chers amis, filt utile à vous lous;

Je le voudrais ; mais je n'ose le croire:

On prêche en vain, et ce monde, entre nous.

Sera toujours uu hôpital de fous.

CONTES

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