LE BARON , MÉTASTASE
I MÉTASTASE
Quel billet enchanteur ! que mon âme est ravie ! Voire fille, monsieur, vous ne le croirez point?
LE BARON
Pardonnez-moi.
MÉTASTA.SE.
Quel est donc son pouvoir, sa magie?
La marquise m'écrit ; écoutez , je vous prie. (Jl lit.)
«J'apprends, monsieur, avec un très jjrand plaisir, « que vous êtes l'auleur du nouvel opéra qui vient d'cn-
• chanter et la cour et la ville. Je vous en félicile : agréez » mes remercîmens sur les choses flaltenses que vous me
• dites, en beaux vers, que je louerais davantage si vous « me louiez beaucoup moins. On m'assure que vous cè- «derez à l'invilation du vice-roi, mon père, si je prends « la peine d'aller vous chercher inoi-ménie ; je ne puis « balancer à rendre ce service à un père que j'aime. Dans •• un quart d'heure je serai chez votre docleur Bourrasca; « préparez-vous à me .suivre. Adieu, monsieur.
« La marquise Rosa. »
Eh bien ! qu'en dites- vous ?
LE BABON.
Je pense
UÉTASTASE.
A quoi, monsieur?
LE BARON
A m'en aller d'ici. Très humble serviteur.