SCÈNE IV
RICHARD, MELCOEUR, DUBOIS.
DLBOis , el part , au fond du lliédtre. Exécnloiis son ordre , et , zélé scrvileni-. Du mailre que je sers égalons la prudence.
RICHARD
Mais c'est Dubois ; quoi ! déjà de retour?
DI'BOIS
A monsieur le marquis j'apporte cette lettre.
KicuABD , à Mclcœur.
C'est Dolcy qui m'écrit. Vous savez qu'à la cour Il est pour mon affaire, el dés le point du jour.
«M. le marquis de La Mezanfierie, dont vous me de- » mandez le portrait, e.st un homme de beaucoup d'esprit , «prolecteur éclaire des fiens de lettres, il joint à l'urba- «nité, à l'usage du monde, des connaissances rares... {S'inlerroinpaiit.) Mais je n'y comprends rien.
(// Ut.) • Une des singularités de son esprit , c'est de ne pas aimer «la flatterie, el vous save* qu'une des miennes est de ne «pas aimer à flatter.
{S'intf.rrompanl.)
Celle lettre est étrange !
DUBOIS, à part.
Comme ces parvenus avalenl la louange!
RicuAKD, Usant.
« Ainsi , vous voyez , mon cher Desmarets... >
O ciel ! pardon , ne me décelez pas.
RICHARD
Explique-toi : d'où vient cet embarras?
DDBOIS.
J'ai tort , monsieur, je le confesse.
Mon maître m'a chargé de fermer ses paquets, Et je me suis mépris en écrivant l'adresse; Cette lettre est écrite J monsieur De.smarels, Un vieux ami qu'il consulte sans cesse. Voici la vôtre.
{Il lui donne une lettre.) KicHARD , après atoir lu ta suscriplion. Tu le crois?
DDBOIS.
Oui , vous pouvez l'ouvrir sans le moindre scrupule.
RICHARD , après atoir tu.
11 a, ma foi, raison.
DUBOIS,^ part.
Quelle douce pilule!
RICHARD , à Dubois.
Tu peux le retirer.
UELcoEUR , derrière Richard.
Monsieur Dubois, un mot:
Cette méprise est-elle involontaire?
DI'BOIS
Oui , monsieur, je l'avoue , et je ne suis qu'un sol,
MELCOF.UR.
J'en doute : ce n'est pas votre allure ordinaire.
DI'BOIS
Chacun peut se tromper.
^yi part., Sauvons-nous piompleii,eiit.
Ce n'est pas là notre homme.
[il sort.)