SCÈNE X
SOPHIE, seule. Oh ! c'est un officier ; je perce le mystère.
SCÈM' XI.
.SOl'IllE , KO.SETTE.
SOPHIE
Sais lu bien jjarder un secrel?
ROSETTE
Oui , le mien.
sopH i:.
^on celui d'tm aulre?
ROSETTE
Le poids en est plus lourd ; mais je réponds du vôtre.
SOPHIE
Monsieur Richard, plein d'amilié pour moi , Vient de proposer à mon père Un hymen assez doux , car c'est un militaire.
ROSETTE
Un militaire? eli bien!
SOPHIE
Eh bien ! tu comprends.
ROSETTE
guoi?
SOPHIE
Sans doute Saint-Firniin.
Je vous en félicite:
Mais Saint-Firmin , est-ce lui iioinmcment?
SOPHIE
A décliner son nom mon père encore hésite: Mais j'ai compris...
ROSETTE
Richard propo.ser votre amani?
Il leconnaitii peine, et je doule, à vrai dire...
SOPHIE
Tu ne crois jamais rien.
ROSETTE
Vous croyez aisénieiil :
Tel est le cœur quand il désire.
Il est ici.
SOPHIE
Qui? Saint-Firmin?
ROSETTE
Oui, Saint-Firmin. Chez votre mère Il s'est pré.<eiilé ce matin.
Mais on l'a refusé ; concevez son chagrin.
SOPHIE
El la raison ?
ROSETTE
Humeur, caprice, affaire :
Et d'ailleurs vous savez que son cœur préienu Ne l'honora jamais d'une aniiti? bien tendre. sopaiE.
C'est 15 ce qu'on ne peut comprendre. Saint-Firmin est aimable , estimé , très connu. "
RUSETTE.
On le trouve sans goût , de cervelle légère ;
Et vous-même, d'ailleurs, lui donnez de l'humeur.
SOPHIE
Qui, moi ?qiiel est mon crime? Elle m'est toujours chère.
ROSETTE
Mais vous êtes sa fille.
SOPHIE
Est-ce un si grand malheur?
ROSETTE
Sans doule; elle voudrait que vous fussiez sa mère.
SOPHIE
.Vh! In rêves, je crois.
ROSETTE
J'aperçois Saint-Firmm.
Ec chagrin obscurcit son àine; C'est à vous d'adoucir le refus de madame lar un accueil moins inluiaiain.