SCÈNE XH
Les MÊMES, .S.\lNT-FUUlli>.
SAI.\T-riBHI>.
Vous me voyez , belle Sophie , Trisic , confus, au désespoir.
Ma mère , je le sais , refuse de vous voir.
LE FLATTEUR
SAINT-FIRMIN
El je voudrais lui plaire aux dépens de ma vie.
BOSPTTE.
Vous le pourriez très aiséinenl ; Mais vous vous égarez dans ce chemin facile. Par mes conseils du moins je veux tous être utile.
Soyez près d'elle empressé, vif, galant; De quelques traits flatteurs ornez un compliment.
Voyez Dolcy ; quelle douceur ! quel zèle ! Ah ! que vous êtes loin de suivre un tel modèle!
Veut-on sortir, faut-il donner la main ,
Avec ardeur vous ciiurez à Sophie ;
A la maman Dolcy vole soudain , Et lui présente un bras où madame s'appuie.
Parlera-t-on de beauté, d'af[rèmens.
D'abord Sophie a tout , grâces, taille légère, Teint de rose et de lis : pas im mot pour la mère. Dolcy, bien plus adroil, lui dit que le printemps N'e,st qu'une aurore passa|',pre , Et qu'embellis des mains du temps, Les grâces et l'esprit sont toujours silrs de plaire.
SAIST-FIRMIN.
Cet homme a-t-il mon cœur, sent- il ce que je sens ?
R3SETTR.
Vous omettez encor, dans \ os ardeurs fidèles. In moyen assuié de faire votre cour :
Elle est avide de ncmvelles , Vous ne savez jauiais l'.anecdole du jour.
SAINT-FIRMIN
Irai-je, comme un sot, lui pailcr polilique, Des affaires du ^ord , de celles du Midi ?
ROSETTE
Oh ! non , les inlérèls d'Iiurope et d'Amérique !Se sauraient lui causer le plus léger souci.
SCÈiNE XIH.