‹ Œuvres complètesChapitre 267 sur 416 · SCÈNE XH · texte numérisé non relu

SCÈNE XH

Les MÊMES, .S.\lNT-FUUlli>.

SAI.\T-riBHI>.

Vous me voyez , belle Sophie , Trisic , confus, au désespoir.

Ma mère , je le sais , refuse de vous voir.

LE FLATTEUR

SAINT-FIRMIN

El je voudrais lui plaire aux dépens de ma vie.

BOSPTTE.

Vous le pourriez très aiséinenl ; Mais vous vous égarez dans ce chemin facile. Par mes conseils du moins je veux tous être utile.

Soyez près d'elle empressé, vif, galant; De quelques traits flatteurs ornez un compliment.

Voyez Dolcy ; quelle douceur ! quel zèle ! Ah ! que vous êtes loin de suivre un tel modèle!

Veut-on sortir, faut-il donner la main ,

Avec ardeur vous ciiurez à Sophie ;

A la maman Dolcy vole soudain , Et lui présente un bras où madame s'appuie.

Parlera-t-on de beauté, d'af[rèmens.

D'abord Sophie a tout , grâces, taille légère, Teint de rose et de lis : pas im mot pour la mère. Dolcy, bien plus adroil, lui dit que le printemps N'e,st qu'une aurore passa|',pre , Et qu'embellis des mains du temps, Les grâces et l'esprit sont toujours silrs de plaire.

SAIST-FIRMIN.

Cet homme a-t-il mon cœur, sent- il ce que je sens ?

R3SETTR.

Vous omettez encor, dans \ os ardeurs fidèles. In moyen assuié de faire votre cour :

Elle est avide de ncmvelles , Vous ne savez jauiais l'.anecdole du jour.

SAINT-FIRMIN

Irai-je, comme un sot, lui pailcr polilique, Des affaires du ^ord , de celles du Midi ?

ROSETTE

Oh ! non , les inlérèls d'Iiurope et d'Amérique !Se sauraient lui causer le plus léger souci.

SCÈiNE XIH.

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