‹ Œuvres complètesChapitre 287 sur 416 · I.E FLATTEUR · texte numérisé non relu

I.E FLATTEUR

sai'iiiE , bas.

Oui.

DOLCY, bas.

C'est de jnie; elle est au coir.ble du bonheur. {f/aui.) Nous sommes sans témoins; mon procédé mérite Quelque sincérilé. Monsieur de Saint-Firmin Vient quelque ois; vous voir, c'est vous a mersansdoulc. Aimable, séduisant, très dangereux enfin, Avec raison je le redoute.

{Bas.) Dites-moi librement.... que vous ne l'aimez point.

{f/aul.) L'espèce d'intérêt qu'à lui vous daignez prendre....

SOPHIE

Je l'estime, et c'est tout; calmez-vous sur ce point.

DOLCY.

(Bas.) [Haut.)

Au uiieux. Par fois, l'on ne peut s'en défendre; Le penchant, le cœur parle , el l'on peut s'e(jarer.

SOPHIK.

Si j'avais ce malheur, j'éioufferais ma flamme.

Ainsi donc Saint-Firmin u'a point fixé votre ftme ?

{Bas.) Parlez haut,

SOPHIE

Non , monsieur, <;ue pourrais-je espérer? L'amour ne m'offrirait que soucis et disgrâces, Et l'on ne peut aimer saus l'aveu des parens.

{On entenil du bruit dans le cabinet.) DoicY, à pari.

11 brise tout ; je tremble pour les glaces. {Basa Sophie.) Votre mère triomphe , et d'ici je l'entends.

{Haui.) C'en est assez , je cro'S ; adieu , belle .Sophie. De tou:es les vertus \olre âmee.st embellie : Trop heureux qui pourra, par l'hymen enchaîné, A vos beaux jours unir ton existence.

( en la reconduisant. ) Feignez toujours avec prudence.

Reposez-vous sur moi : ce nœud peu fortuné N'existera jamais.

SOPHIE

Quelle reconnaissance!...

{Ellesorl.)

Page 1