‹ Œuvres complètesChapitre 289 sur 416 · SAI:»T-F1KM1N · texte numérisé non relu

SAI:»T-F1KM1N

Je ne m'étonne phis si taniot la cruelle Feignait, pour m'éloigner, une fausse terreur.

DO.CY

D'un pareil procédé mou âme est inlerdite.

SAlmT-flRlllK.

Les femmes !

DOLCY.

Les voilà : proinpies h nous quitter.

Au désespoir quand ou les quitte.

SAlNT-riRMlN.

Mais je me vengerai.

DOI CY

Qu'osez- vous projeter?

L'honneur vous le défend.

SAISIT-FIRMW.

L'honneur! quand la parjure..

DOLCY.

Quoi ! peut-on affliger ce qu'on vient d'adorer ?

SllSiT-FlBMl.N.

Eh quoi ! je souffrirais qu'une lâche imposture....

DOLCY.

Par amitié pour moi , daignez vous modérer, hi j'osais d'un conseil....

SAlitlT-FIRIUm.

Piirlez , je vous conjure.

DOLCY.

Vengez-vous noblement. Vous êtes généreux. Oui, croyez-moi : saus humeur, sans colère. Écrivez-lui que voire père Vous propose un hymen assez avanlageux ; Que forcé d'accepter, vous rompez avec elle. Piquez la vanité; lourmenlez l'infidèle, Et bientôt l'amour-propre éveillera l'amour.

SAlSiT-riRMIN.

J'adopte vos conseils : oui , oui , j'aurai mon tour.

DOLCY , à part.

A merveille !

(ffaut.)

Suriout évitez .sa présence.

Mais au reste , monsieur, vous avez de l'esprit; Au plus excellent lou vous joignez la prudence : Ou ne peut s'égarer quand elle nous conduit.

SAl T-FIBItlIN.

Je ne la verrai plus; chez moi^e vais écrire.

{/Uort.)

LE FLATTEUR

SCEiNE XV.

DOLCY. seul.

Le succès est complet ; à la fin je respire. Si deux jours seulement je le puis éloigner, Je profite du leiiips , je gasue de vitesse ; Et le premier au but je me tais couronner. Rl'ais j'aperçois Germain : agissons ; le temps pres,<ie.

SCÈiNE XVL DOLCY, GKR.MAhV

DOICY.

Dubois TOUS a remis ma lettre?

GER3IAIN.

Dans l'in.slanl.

Mais votre idée est singulière !

Oui, moi, jouer le rôle desavant?

DOLCÏ.

Pourquoi pas? dans le monde on est ce qu'on veut être. Affichez-vous pour tel : vous n'avez qu'.'i paraître, On va dans vingt maisons ^ous trouver étonnant.

Vn savant, moi ! Je sais lire pourtant. Jadis de mon quartier j'éiais le beau génie; Je savais des chansons; je fis dans une nuit Un petit billet doux pour certaine .Sylvie.... Le dimanche, au café , je me formais l'esprit.

DOttY.

Et des femmes, je le parie, Vous étiez le bijOu?

f.ERÎIAIN.

Plus dune fois.... Suffit.

Mais si votre marquis me sonde la cervelle?

DOIXY.

Pour un homme d'esprit , la moindre bagatelle Vous étonne. Écoutez. Un grand seigneur, jadis, Prétendait toul savoir, sans avoir rien appris :

Pré.'^entement c'est le coulraire ;

Il apprend tout , sans rien sa* oir.

CERMAO.

Vous m'enchantez ! Ma foi , nous allons voir !

DOICY.

N'oubliez pas surtout, si vous voulez lui plaire, Le titre de marquis ; sans quoi , point de faveur.

GERMAIN

Oh ! je lui donnerai . s'il veut , du monseigneur. Moi, je ne suis pas fier; l'drgent, et puis la gloire.

DOLCY.

Il est charmant : c'est bien le meilleur ton! Vous le savez, j'ai fait en votre nom Une épitre dédicaloii e Pour le marquis Richard; vous la lirez , monsieur.

GERMAIN

A quoi bon cette épitre?

DOICY.

Elle est indispensable.

Mais voici madame Melcœur ; Vous êtes annoncé comme un poêle aimable; Pour vous près de son oncle elle a promis d'agir : Nous en avons besoin ; c'est une bonne femme.

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