SCÈNE XVII
DOLCY, GERMAIN, MADAME MELCOEUR.
DOICY.
Voici monsieur Germain . qui brtile an fond de l'âme
De vous offrir ses vers , sa pro.<ie et son loisir. Il prélend que de vous on lui parle sans cesse; ( Ila\ à madame Dlelcœnr. ) C'est ce savant dont je vous ai parlé. ( Haut. ) Qu'on lui fait votre éloge.
( Bas à madame Meicceur. ) Il est un peu troublé.
MADAME MELCOECR.
Et que dil-on de moi ? la chose m'inléres-se.
DOLCY.
Parlez , monsieur Germain ; voyons.
GERMAIN
Oh ! rien du tout, madame.
DOLCY, bas à Germain.
Y' songei-vous?
( Haut. ) Allous.
Soyez vrai.
GERMAIN
Oue madame est encore une Grâce ; Qu'elle a tous les attraits de la déesse lo.
DOICY.
Il s'exprime eu poêle, et dans un goût nouveau :
On voit qu'il s'esl long-temps nourri des fleurs d'Horace.
( Bas à madame Dlelcreur. ) A son air indécis, à ce regaid si doux. D'honneur, je le croirais presque amoureux de vous.
MADAME MELCOEDR.
Bon! VOUS raillez.
Ma foi ! je le parie.
MADAME MELCOEUR.
J'attends ici Melcœur avec Sophie; Sur vous, sur son hymen , sans détour ni délais Elle va s'expliquer.
DOLCY.
L'excès de vos bienfaits....
MADAME MELCOEUR.
La voici ; laissez-nous : terminons cette affaire.
( Dolcy sort avec Germain.)
SCÈiNE XVIIL MADAME MELCOEUR, MELCOEUR.
MELCOEUR.
Votre fille vient-elle?
MADAME MELCOEUR.
Elle suivait mes pas.
En lui parlant, n'oubliez pas Mes vœux , l'auioriié d'un père.
MELCOEUR.
Je dois moins oublier encor ses senlimens. Promellez-moi, du moins pendant quelques momens, De me laisser parler, de garder le silence.
MADAME MELCOEUR.
Parlez , parlez . j'aime qu'on m'en dispense.