SCÈNE XIX
MADAME MELCOEUR, MELCOEUR, SOPHIE.
SOPHIE , ù part en entrant, 0 ciel! quel billet outrageant!
MADAME MEICOLIR, à SOU mari.
La voilù; commencez.
LE FLATTEin.
sopjnc , à pûvl.
yui l'eût dil? le pei'fide!
KiELCOEUR.
Mon enfant, écoutez.
MADAME MULfOKlIR.
Très atleiilivement.
JIEICOEIR.
Il faut que votre cœur aujourd'hui se décide.
MADAHI! MELCOEIIR.
Sans hésiter.
SOPHIE , à part.
Que veut on ? quel tourment!
MELCOEUR.
Je vous ai , ce matin, parlé d'un hyménée, Dont votre oncle Richard s'occupe vivement.
MADAME MEICOEVR.
Qui vous rendra très fortunée; Car il vous donnera cinquante mille écus.
MELCOEUR.
Du seul nom de l'époux je vous ai fait mystère; J'avais quelques raisons.
MADAME MELCOEUR.
Mais vous n'en avez plus.
Cet époux, c'est Dolcy.
MELCOEUR.
Si ce choix peut vous plaire, S'il vous convient, parlez sincèrement.
MADAME MELCOEUR.
Il lui convient sans doute.
MELCOEUR.
Eh ! de grâce, madame , Laissez-la s'expliquer.
(^/ Sophie.) Descendez dans votre âme, Parlez à votre ami , votre père est absent.
SOPHIE , ^l part.
Après ce qu'il m'écrit, quoi ! je balance encore ! Non , non quand je devrais périr.
MADAME MELCOEUR.
Eh bien , répondez-vous ?
SOPHIE
Un tel bymen m'honore.
Et si ma mère et vous daii;nez y consentir. Disposez de ma main , fixez ma destinée.
MELCOEUR.
Vous acceptez ?
SOPHIE
A VOS lois enchaînée....
MADAME MELCOEUR.
J'aime à voir la rai.son se rapprocher de vous ;
C'est un guide sûr et fidèle.
Elle coilie des soins ; mais les fruits en sont doux.
{A part.) Allons vite à Dolcy porter cette nouvelle.
[Elle sort.)