‹ Œuvres complètesChapitre 318 sur 416 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

DAMON, BORCHAMP.

DAMON

Monsieur , serai-je assez heureux Pour vous rendre un léger service Dans ce procès fastidieux Qu'osent vous intenter la fraude et l'avarice?

BORCUAmP.

Oui , le sort qui m'opprime...

DAMON

Ah ! j'en suis enchanté.

BORCHAMP.

On m'assure , et j'en suis flatté....

DAMON

Et je n'épargnerai ni mes pas ni ma peine.

BOP.CHAMP.

On m'a dit aujourd'hui comme chose certaine,

Que votre oncle, le président,

Est lié très intimement Avec mon rapporteur, monsieur de Lauvaniaine.

DAMON

Ils sont amis d'enfance, il pourra vous servir, Et d'avance je goi'ite un .seii;>ihle plaisir.

BORCmMP.

Je vais donc m'étayer de voire complaisance. Et vous conter de point en point exactement, L'histoire du procès , du jour de sa naissance.

DAMON

On peut sur les détails passer rapidement.

BORCHAMP.

Auriez-vous quelque affaire?

DAMON

Un long récit, je pense, Peut vous fatiguer.

BORCHAMP.

Non , ma poitrine est de fer.

DAMON , à part.

Tant pis, morbleu !

BORCHAMP.

Mais le temps nous est cher:

Asseyons-nous.

L'IMPâTÎENT.

DAMO!«i.

Souffrez....

BORCHAMP.

Ah ! point de résistance.

Je ne parle qu'assis.

DAUON court chercher des fauteuils.

Soit , asseyons-nous.

BORCHAMP.

Bon

Vous connaissez la comtesse d'ÉroUe?

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