SCÈNE XXIIL MILADY, MADA.ME BLAINVILLE
miLADY.
Quelle est donc cette femme Qui me connaît , m'écrit , se mêle de ma Qainnie ?
HADAUE BLAINVILLE.
Ujie espèce de foUe adorant son milord.
ailLADY.
Cet homme est fort heureux !
UADAUE ELAINVIILE.
Je lui rends bien justice.
MILADY
Je ne suis point jaloux , ou du moins j'aurais tort ; Mais je songe à ma sœur, m'affecte de son sort. Madame, vous pourriez me rendre un bon oftice, A ma sœur, à moi-même.
aiADAHE BLAINVILLE.
Et quel est ce service ?
MIIADY.
De ce milord , dit-on , vous avez le portrait?
MADAME BLAI.WILIE.
Je ne m'en cache pas : ce n'est point un secret ; Mais ce soir ou demain je compte le lui rendre.
MILADY
Daignez me le céder. Quel présent pour ma sceur, Qui malheureusement a l'âme un peu trop tendre! Je l'enverrai soudain ; vous ferez son bonheur.
MADAME ELAliMVILLE.
Vous donner son portrait! Trahir la confiance, L'amitié!
UILADT.
C'est assez. Je comprends vos raisons.
Que je hais les Anglais ! Morbleu ! nous nous verrons, El j'aurai le moyen de punir cette offense.
MADAME BLAl:«VILLE.
Allons, modérez-vous : le voilà, ce portrait.... M.iis il faut nie promettre....