MILADY, MILORD
MILADY, se rapprocliant encore.
Comment , vous hfsiiez, honmie faux el parjure? Vous souffrez lâchement f|u'iin rival odieux Vous enlève deux cdurs et vous ferme la porte ?
M.'LORD, à part.
C'est Milady, c'est elle, ou le diable me porte!
Mir.ADY.
Morbleu ! défendez-vous , ou bien vous êtes mon !
MILORD
Oui , je suis mort , très mort ; j'ai perdu la parole.
MILADY
Vous la retrouverez. Mais venlrebleu! milord....
MILORD
Quoi! Milady, c'est vous? L'aventure il est drôle. Ma chère Milady !
MILADY
Poltron ! Milady, moi?
Vous radotez ; la peur vous trouble la cervelle. Militaire, offensé....
MILORD
Cet officier, ma foi, H est une Vénus aimable, habile et belle.
MILADY
Oh ! vous perdez l'esprit. Vous battez-vous ou non ? Goddem ! décidez-vous.
MILORD
Pardon , cent fois pardon , Je vous reconnais bien. La feinte est inutile. Ma chère Milady. Je suis un imbécile.
Un hèle, un malheureux qui vous aime toujours; Mais vous m'avez chassé loin de votre présence.
MILADY
Oui , oui . je t'ai chassé pour tes lâches amours ; Mais te voilà puni de ta folle inronslance: Mon ca'ur est enchanté. L'on s'est moqué de toi; Tu deviens le jouet de deux franches coquettes,
MILORD
Il est fort véritable ; oui , j'ai tort, je le voi , Ces Françaises ce sont des diables en cornettes; Mais j'en jiie à genoux mim honneur et ma foi, J'aimais tout simplement pour la badinerie; Et Milady toujours était mon cœur, ma vie. Jetons sur le passé le voile de l'oubli ; Déglace, pardonnez; oui, soyez indulgente.
MILVDY.
Après de tels affronts pardonner aujourd'hui ? Et qui peut m'assurerque votre âme inconstante Ne me trahira plus? que quelque folle ardeur....
MILORD
Non , jamais, Milady; j'en jure sur mon âme.
Et pour vous le prouver, soyez demain ma femme.
J'ai de l'or bien , beaucoup, encoi e plus d'honneur,
Alors plus de Françai.se et de badinerie.
Beaucoup tendre, amoureux, fidèle à son serment,
Milord va devenir prés de sa df.uce amie
Un bon petit mari, mari toujours amant
Vous ne réponde?, rien ? Vous vous moquez , cruelle....
EU bien! donc, luez-moi : mourir c'est bagatelle.
MILADY
Non, vous ne mourrez point , et je me fie â vous. Je vous donne la pai x ; vous serez mon époux. Mais jurez par l'honneur d'être toujours fidèle.
MILORD, t'i genoux.
Oui, je jure à vos pieds que iVLIady toujours Sera mon dieu, mon ange, et mes seules amours. On arrive.
( // veut se relever; Miladx l'en empêche. )
MILAOY.
Hesipz.
LES RIVALES