‹ Œuvres complètesChapitre 364 sur 416 · MILADY, MILORD · texte numérisé non relu

MILADY, MILORD

MILADY, se rapprocliant encore.

Comment , vous hfsiiez, honmie faux el parjure? Vous souffrez lâchement f|u'iin rival odieux Vous enlève deux cdurs et vous ferme la porte ?

M.'LORD, à part.

C'est Milady, c'est elle, ou le diable me porte!

Mir.ADY.

Morbleu ! défendez-vous , ou bien vous êtes mon !

MILORD

Oui , je suis mort , très mort ; j'ai perdu la parole.

MILADY

Vous la retrouverez. Mais venlrebleu! milord....

MILORD

Quoi! Milady, c'est vous? L'aventure il est drôle. Ma chère Milady !

MILADY

Poltron ! Milady, moi?

Vous radotez ; la peur vous trouble la cervelle. Militaire, offensé....

MILORD

Cet officier, ma foi, H est une Vénus aimable, habile et belle.

MILADY

Oh ! vous perdez l'esprit. Vous battez-vous ou non ? Goddem ! décidez-vous.

MILORD

Pardon , cent fois pardon , Je vous reconnais bien. La feinte est inutile. Ma chère Milady. Je suis un imbécile.

Un hèle, un malheureux qui vous aime toujours; Mais vous m'avez chassé loin de votre présence.

MILADY

Oui , oui . je t'ai chassé pour tes lâches amours ; Mais te voilà puni de ta folle inronslance: Mon ca'ur est enchanté. L'on s'est moqué de toi; Tu deviens le jouet de deux franches coquettes,

MILORD

Il est fort véritable ; oui , j'ai tort, je le voi , Ces Françaises ce sont des diables en cornettes; Mais j'en jiie à genoux mim honneur et ma foi, J'aimais tout simplement pour la badinerie; Et Milady toujours était mon cœur, ma vie. Jetons sur le passé le voile de l'oubli ; Déglace, pardonnez; oui, soyez indulgente.

MILVDY.

Après de tels affronts pardonner aujourd'hui ? Et qui peut m'assurerque votre âme inconstante Ne me trahira plus? que quelque folle ardeur....

MILORD

Non , jamais, Milady; j'en jure sur mon âme.

Et pour vous le prouver, soyez demain ma femme.

J'ai de l'or bien , beaucoup, encoi e plus d'honneur,

Alors plus de Françai.se et de badinerie.

Beaucoup tendre, amoureux, fidèle à son serment,

Milord va devenir prés de sa df.uce amie

Un bon petit mari, mari toujours amant

Vous ne réponde?, rien ? Vous vous moquez , cruelle....

EU bien! donc, luez-moi : mourir c'est bagatelle.

MILADY

Non, vous ne mourrez point , et je me fie â vous. Je vous donne la pai x ; vous serez mon époux. Mais jurez par l'honneur d'être toujours fidèle.

MILORD, t'i genoux.

Oui, je jure à vos pieds que iVLIady toujours Sera mon dieu, mon ange, et mes seules amours. On arrive.

( // veut se relever; Miladx l'en empêche. )

MILAOY.

Hesipz.

LES RIVALES

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