‹ Œuvres complètesChapitre 363 sur 416 · I.a raison, c'est l'iionneur. Dépéchez : il me tarde · texte numérisé non relu

I.a raison, c'est l'iionneur. Dépéchez : il me tarde

MILADY

Un moment.

SIII.ORD.

Pas du tout. Allons, bien vite en garde, Ou je frappe.

MILADY

Du duel ici , dans la mai.son !

On nous séparerait; je n'en ai nulle envie.

MILORD

Eh bien , sortons,

MILADY

Sortir 1 le temps est trop mauvais : Il pleut.

MILORD

Il pleut, il pleut, cl (loddcm! je le .sais. Vous avez un grand peur, mais non pas de la pluie.

MiLADï, ,«' nippiocUanl.

Et de vousencor moins. Lt si je le voulais, Milord à mes genoux demanderait la vie. MILORD, Apmt.

Je le connais cet homme; et sa voix , ses façons....

MILADY

iMais parlons d'autre chose , et puis nous nous battrons.

Je vous ai fait passer de la part de ces dames

Une lettre, un portrait. Je pl;iins vos douces flammes;

Votre aspect importune , et vous è;es prié

De ne plus revenir ; oui , d'ici l'on vous chasse;

C'est un sort rigoureux el dii;iie de pitié.

Pour un CQ'ur bien épris, je plains votre dis!;râce!

Pourtant c'est moi qui vais occuper votre place,

Et c'est moi cjui vous fais donner votre congé.

MILORD, à part.

C'est uu démon , je pense ; en homme il est changé.

MILADY, tirant l'épce.

A présent, ballons-nous, et vengez votre injure. Çà, l'épéeàla main.

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