A MADEMOISELLE
0 loi qui chaulas l'inconstance, Chaulieu, modtrne Anarréon, Va, le.^ beaux vers, ton éloquence Ne séduiiont pas ma raison.
Les cieux dans leur ordre admirable
Suivcnl toujours les m nies lois;
Dans son irajet invariable
L'asire du joui' va lous les mois,
I>'un pasconslant, à la même heure,
Habiler la mcme demeure.
Phabc, dees.se de la nuit,
A la tei'ie toujours fidèle.
Douze fois l'an tourne aulour d'elle,
Mannnnl le cours du temps qui lUit.
On voil Teihys toujours cimsianle,
Sans relâche deux lois par jour,
Abaivser son onde ecinnanle,
Et la soulevei' lo r i tour.
Aju'es le règue de Roiée
Zéphyr ramené le pi inicmps ,
Et l'été dore ion,* les ans
La plante à Ceres consacrée.
Dès que la feuille o ne n s bois,
Le roisi:',nol repicnd sa voix,
El sous un dôme de verdure
Consirint, d'un esprit prévoyant,
Le lit de sa race lu'ure.
Ainsi , so s l'air du chant;etnent,
Tout est consiani dans la nalure.
Ah ! si C.liaulieu daiH ses beaux jours
Avait connu mon Amélie,
A jesj;piioux , l'âme ravie,
IleiM jin-p par les Auiouis
De l'ailorer louie sa vie!
El dans ses vers , bén plus discrets ,
Le cœur remi)li de repculance,
Il eût célébré ses atlraits, El le bonheur de la constance.