‹ Œuvres complètesChapitre 390 sur 416 · A MADAME LA CO.MTESSE DE R · texte numérisé non relu

A MADAME LA CO.MTESSE DE R

LE JOUII DE SO,>l UARIACE.

Comment! madame la comle.sse; Quoi ! ce matin , sous cel air doux.

Vous avez donc lait la promesse D'élre fidèle à voire époux?

Ah ! quels proc dés sont les vôtres!

Pour le bonheur d'un seul mortel, Vous prononcez le v(ru cruel De fai.e le tourment des aulres.

Vil-on jamais Flore on Venus Pronielire une Hannne elernelle?

Non ; la sdur même île l'hébus N'o.a jurer d'éice fîdeie.

Lorsque la ro.se, ouvrant .son sein , Souril aux bai ers du Zéphire, Le dieu, conleni de son sourire, A d'aulres tlems vole soudain.

Mais voue époux, qu'on dit si saje, Si doux, si cher â ses amis.

Sait-il bien que ce mariaife Va lui doimer mille ennemis?

Iî;nore-l-il, en prenanl femme A l'esprit fin , l'itil enchanteur.

Que bientol l'ami de mon leur \l

\'eut éire l'ami de madame?

Si Ménélas, plus réfléchi.

Elit épiiuse feunne moins belle, A lous les sayes j'en appelle, Paris fût reste sou ami.

Croyez-moi donc : feunne jolie A son mari lail des jaloux ; Mais on pouirra't calmer l'envie Par cet accord qui parait doux.

L'Hymen , enfant de la Pare se, Marche 5 pas Icuis, craint les travaux ; Eh bien , que voire l'poux nous laisse Les jours marqués pour son repos.

Mais quoi ! vous riez de mon zèle, El voue cœur reste endurci ?

Madime, ch bien, soyez fidèle; Mais que je plains voire mari !

A MADAME DO..., j

£n lui envoyant la Maximes de La Bochefoucault.

L'amour-propre, dil cel auteur.

Est de l'amour le mol) le ordinaire.

Il a I aiso.i , j'en ai bii n peur ; Car i'honnne Inureux , qui sait vous plaire, Doit être fier de sou bonheur.

PIÈCES FUGITIVES

A DEI.IE

Je vais parlir pour l'aiiiie monde, J'ignoie enror s'il esi bien loin.

Si sa forme est ovale nu ronde , Si l'on y vil sans nul besoin.

Maints anienrs , Tibiille et Virfïile, L'nrnenl de fleiiisel de bnsf|ncls.

Où noire ombi'e loiijonrs tranquille Jouit i l'ai.'-e et prend le frais.

Malioiner, dans ses évan;;iles, Le peuple de belles honris.

Qui , toujours vierges et nubiles.

Font les honneur.s du paradis.

La toi de la R' me nouvelle Promet au ciel, aux bienheureux, De Dieu la présence et- rnelle Et des concerts mélodieux.

O mes amis ! que dois-je faire?

Parmi ces Irois lequel choisii- ?

El quoi! personne ne m'éilaire!

Nul mort n'a dai,;né revenir.

Mais, quedis-je'.'chrre Délie, Mon paradis, n'eu doiiie pas, Sera, comme pendant ma \ie.

L'asile heureux oii lu seras.

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