LA PIE ET LE PERROQUET
Une pie, nn perroquet.
Tous les deux par aventure.
Pour jouir du beau temps, ou chercher leur pâture, Sons le plus séduisant bosquet.
Un beau ma:in se rcncontif rent.
D'enfance amis, soudain ilss'eoibiassèrent. C'était alors le mois on la donre chaleur Fait éclorc à la foi; et la feuille et la Heur, Où l'air, le ciel, les champs, tout sourit de bonheur. « Bonjour, ma sœur — Kh, bonjour donc, mon frère, » Se dirent-ils après ce doux baiser...
La l'ie alors, toujours prête à jaser.
Ajoute:» Ami, ta rencontre m'est chère:
Nous nous voyons liop peu: quelquefois je m'en p'ains. Et le ciel cependant nous :< faits l'un pour l'autre; Nous avons la paroh ainsi que les hiunains. -Om , ma sonr , j'en c onvic ns, quel bonheur est lenôtre! Nous sommes an-dessns de tous les animaux, qui n'ont aucun lan^ai-je, et n'txisteiitqu'i peine.
Vovez au pied de notre chêne Tout ce peuple assen.blé, brebis, vaches, agneaux, Chacun se tait, écoule, et nous admire. Voyez-les nous sourire.
Nous applaudir tout bas. • Jacquot parl.iit encore alors qu'à trente pas S'ouvrit une scène nouvelle.
On entendil les chants mélodieux Ile la sensib'e philoniele Qui célébrait l'amour et son époux fidèle,
Au lever d'nn jour radieux.
Sitôt que la troupe écoulante Ouït la voix pure et brillante Du rossifvnol. elle qnilte soudain Ces deux docteurs rivaux de l'oraleur romain, Et courut écouler le chantre de l'a roie. Les deux bavards surpris, et pins confus encore D'un abandon Ires insultant pour eux , Tra lent bergers, moulons, clicvres et bitu'a De sols et difinorans; l'an our-propre est colère.
Pcdans de Rome et de l'ar s.
L'apolo|;ue est pour vous ; sachez que f-our nous plaire Il faut plus que parler: il faut, ont dit jadis. Et disent tous les jours des sages qu'on révère. De l'esprit et du goilt: c'est aussi ir.oii avi,s.