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LÉCOLIER ET SON PRÉCEPTEUR

Dn écolier mutin , d'éludier très las, Car ces pelils me.ssicur..) sont fils de la paresse, Oit à son gomeineur u i jour ave ■ rudesse: • A quoi sert le Iravail l'emdeetson tairas ? Quand je saurai par cœur et l'histoire el la fable, D tes-nioi , je vous i rie , en .serai-je plu< gras?»

Le precepieur, hnii.me très rai.~onnable. Sourit à ce propo- et ne répomiit pas.

L'auloume alors, dans sa cour.-e avancée, Avaii du teint de H ire eflacé les couLiiis; El l'iiiver revenant de la zone glacée Devo. ail sur ses pas la verdure et les fleurs. Le Alenîorqui voulait instruire .son Émi e. Le conduil un malin dans un chàteai brillant Que possédait .son ptre aux por.es de la ville. Le promené ici, 1 1; puis .s'écrie en bâillant : «Que la campagne esi Iri.ste! oui bien iriste vraiment! Plus de Heurs, plus de Iruits : oui déj.'i tout expire; Pour nous de.^cnnujer et cl.as er nos vapeurs, Allons voir travailler ces acti's laboin eurs. • Ils y vont aussiioi, et le petit messire. Pour babiller, non pour .s'instruire.

Les inicrroge tous : . Ah ci , pi re Geivais, Que faiiés-voiis donc là? — Je creusons des guérets, Pourplaiilerdebeauxrruils. — El vou%maitreGrosPierre?

— Pour semer voue gia n nous préparons la terre.

— El vous, que porlez-vousaii milieu de ce* prés?

— Nous, sauf voli e respect , nous porlons de l'enjrai». • Enfin not. e écolier jasa comme un ■ pie :

Pui> on part pour la ville et l'on n'y songe plus. L'hiver passe; on respire, et le mois de Vfnns A la lene, aux forêt-, lend l'éclat et la vie. Le sage instiuileur, qui guettait ce moinenl, Ramené ^Oll disciple au cliâieau de son père. «I omuie tout est change, dit il, en arrivant : Ali! vous vous rappelez, nous vimiiesen automne. Tout alors était .sec, arride, langui.sfanl , Rien de plu- ennuyeux, rien de plus monotone.

— Vous .souuent i. aussi de ces bons labjureurs Qui la bé( he â la main lonimen aient cetie lene?

— Assurément je plaignais leur misère.

— Eh bien , sans leurs iravaux , leurs fécondes .sueurs, Ces champs n'auraieni produit ni verdure ni Heurs. Apprenez donc qu'il faul seconder la nature.

Par le travail ; et pour mon dernier mot ,

Sachez, qu'un homme san^ culture Peuldeveuir foit gras, mais n'est jamais qu'un sot.»

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