‹ Œuvres complètesChapitre 398 sur 416 · CHANSON · texte numérisé non relu

CHANSON

Bon appétit, franche ijaité.

De mon niano i- c'est la devise; Ajouléz-y ferme .santé, Travail facile et liberté ; Ma foi, tout le reste est sottise.

Ici jamais de médei in, Ue mon manoir c'est la devi.se; Mais on la sse entrer le bon vin , Gentil minois ^ son matin , Wa foi , tout le reste est .sottise.

Faire toujours ce qui nous plait.

De mon manoir c'est la devise ; Jouir du lemps sans nid rejj'ret, Prendre sa lemme connue elle est, Wa foi , tout le reste est so.tise.

Songe que les appas commandent la tendresse,' Et que mon cœur brûlant lut crée pour l'aimer.

A ZULME.

O ma belle Znlmé! pardonne mon ivresse, Ces Iranport.s dont so;uenl lu me voii euHamnié! Qui piiurrail près de loi, ylacé par la saijesse. Des tlainmes de l'Amour n'èti e pas consumé!

Si tu veux l'opposer à ma main téméraire, Le loucher de la tienne irriie mon ardeur; Si lu veux in'aneler par un rcjjard seitre. Je ne vois de tes yeux que l'éclat enchanteur.

Si ta bouche se ferme, et cesse de souiiie,

IMon (fil , irop atlenlif , ne voit que sa traicheur ;

Si d'un mot rigoureux , tu blâmes mon délire,

Je n'entends que la voix , qui va droit à mon cœur.

Enfin , auprès de loi , tant de f;râre respire, Ton laii{;a,.',eest si dojx , tes rejTiards si tlalteurs, Qu'il .semble que l'Amour, aloux de nous séduire , Répande un channe heureux jusque sur tes rigueurs.

0 ma belle Zulmél pardonne mon ivresse,

Ces désirs, ces transports, dont lu m'oses blâmer,

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