LES CINQ PÉRIODES DE LA VIE D'EGLÉ
Encore enfant, la peiiîe personne Déji^ convoite et pompons el rubans, Aime beaucoup sa poupée et sa bonne, Brûle surtout d'atoir bentot quinze ans.
Le printemps vient : Églédcjà pressée Révebeanioup, lit les romans du jour.
Au lond du cipur reiéle sa pensée, Atlend l'Hymen pour conuaitre l'Amour.
Enfin Éfilé jure d'élre fidèle ; L'Uymcn sourit en recevant ses vœux :
Elle court , vole au plai. ii- qui l'appelle; Tout en courant elle laii des heureux.
L'automne arrive : Éj;lé plus réfléchie, De sa loilclteécarleles témoins, Cou\reson âje; elle-UK'me Tonblie:
Pour son amant elle est aux petits soins.
Voil;^ l'hiver : la belle inconsolable Trouve que l'homnieest pelil et bien vain , Invoque Dieu par la crainte du diable.
Et joue, et triche, et inédit du prochain.
EPIGRAMME
La jeune Alhénaïs, d'antique el nob'e rare (Son nom et ses ap as, c'était ij lout son bien), Consentit d'épouser le finamier La Place, Homme sai;e , opulent , mais d un sauf; pl>-béien. Cet époux , la traiiant en femme du viil.'jaire, Ab isant de ses droits, hienict la rendit mrrc. Il fallut melire au jour le beau fruit de l'hymen ; La douleur 'ul Ires vive, et madame éploree
Ciiail d'une p-leuse voix :
■ Quoi! tant souffrii' ! élre ainsi déchirée.
Pour n'accoucher que d'un bourgeois! •