Var. (édit. de 1601) : Ni telle
39. Céphale, nom de deux héros mythologiques qui furent l'un et l'autre aimés de l'Aurore.
41 • Malherbe avait mis d'abord (édition de 1601, E, O) : L'antique sceptre de sa race.
Il a bien fait de changer ce vers, qui avait dû flatter la Reine. On sait que la race des Médicis n'était rien moins qu'ancienne, et que Marie Stuart appelait Catherine, sa belle-mère, « la fîlle du marchand. »
Les Grâces parlent par sa bouche*,
Et son front , témoin assuré
Qu'au vice elle est inaccessible ,
Ne peut que cVun cœur insensible
Etre vu sans être adoré. 5o
Quantes fois, lorsque sur les ondes
Ce nouveau miracle flottoit ,
Neptune en ses caves profondes
Plaignit-il le feu qu'il sentoit '
Et quantes fois en sa pensée , 5 5
De vives atteintes blessée ,
Sans riionneur de la royauté
Qui lui fit celer son martyre ,
Eût-il voulu de son empire
Faire échange à cette beauté ! 6o
5i-6o. Var. (E, O) :
Quantes fois, lorsque sur les ondes
Elle flottoit en ses A-aisseaux,
Neptune après ses tresses blondes
Attentif courut sur les eaux !
Et quantes fois en sa pensée,
Que l'amour avoit offensée,
Si l'honneur de la royauté
Ne l'eût fait celer son martyre,
Eût-il voulu de son empire
Faire échange à cette beauté !
Dans le tome I des Muses françulses ralliées et dans le Séjour des Mitses (1626), le huitième vers est amsi :
Ne l'eût fait sage en son martyre.
L'édition de ifioi offre encore les variantes suivantes pour les vers 4 et 8 de cette stance :
Attentif a couru les eaux !
N'avoit fait honte à son martyre.