‹ Œuvres complètes; (volume 3)Chapitre 113 sur 295 · Var. (édit. de 1601) : Ni telle · texte numérisé non relu

Var. (édit. de 1601) : Ni telle

39. Céphale, nom de deux héros mythologiques qui furent l'un et l'autre aimés de l'Aurore.

41 • Malherbe avait mis d'abord (édition de 1601, E, O) : L'antique sceptre de sa race.

Il a bien fait de changer ce vers, qui avait dû flatter la Reine. On sait que la race des Médicis n'était rien moins qu'ancienne, et que Marie Stuart appelait Catherine, sa belle-mère, « la fîlle du marchand. »

Les Grâces parlent par sa bouche*,

Et son front , témoin assuré

Qu'au vice elle est inaccessible ,

Ne peut que cVun cœur insensible

Etre vu sans être adoré. 5o

Quantes fois, lorsque sur les ondes

Ce nouveau miracle flottoit ,

Neptune en ses caves profondes

Plaignit-il le feu qu'il sentoit '

Et quantes fois en sa pensée , 5 5

De vives atteintes blessée ,

Sans riionneur de la royauté

Qui lui fit celer son martyre ,

Eût-il voulu de son empire

Faire échange à cette beauté ! 6o

5i-6o. Var. (E, O) :

Quantes fois, lorsque sur les ondes

Elle flottoit en ses A-aisseaux,

Neptune après ses tresses blondes

Attentif courut sur les eaux !

Et quantes fois en sa pensée,

Que l'amour avoit offensée,

Si l'honneur de la royauté

Ne l'eût fait celer son martyre,

Eût-il voulu de son empire

Faire échange à cette beauté !

Dans le tome I des Muses françulses ralliées et dans le Séjour des Mitses (1626), le huitième vers est amsi :

Ne l'eût fait sage en son martyre.

L'édition de ifioi offre encore les variantes suivantes pour les vers 4 et 8 de cette stance :

Attentif a couru les eaux !

N'avoit fait honte à son martyre.

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