‹ Œuvres complètes; (volume 3)Chapitre 137 sur 295 · Var. (K) : Tout le monde fait cas · texte numérisé non relu

Var. (K) : Tout le monde fait cas

i4o POÉSIES, XXXVI.

Imprimé dans le recueil de ifiog.

C'est fait , belle Caliste , il n'y faut plus penser ; Il se faut afTraneliir des lois de votre empire; Leur rigueur me dégoûte, et fait que je soupire Que ce qui s'est passé n'est à recommencer.

Plus en vous adorant je me pense avancer, Plus votre cruauté, qui toujours devient pire, Me défend d'arriver au bonheur où j'aspire, Comme si vous sei-vir étoit vous offenser.

Adieu donc, 6 beauté, des beautés la merveille; Il faut qu'à l'avenir ma raison me conseille , Et dispose mon ame à se laisser guérir.

Vous m'étiez un trésor aussi cher que la vie ; Mais puisque votre amour ne se peut acquérir. Comme j'en perds l'espoir, j'en veux perdre l'envie.

2, 3. Vak. (K) :

La fâcheuse rigueur des lois de votre empire Etonne mon courage et fait que je soupire.

Dans N et P ce dernier vers commence ainsi :

M'étonne le courage —

POÉSIES, XXXVII. i/,i

<ï J'ai appris rie M. de Racan, dit Ménage, que Malherbe fit ces stances pour la vicomtesse d'Auchi, mais qu'elles servirent à M. de Bellegarde pour la princesse de Conti. s Elles furent imprimées dans les deux recueils H et K , de 1609, avec le titre de chanson.

Dure contrainte de partir,

A quoi je ne puis consentir,

Et dont je ne m'ose défendre ,

Que ta rigueur a de pouvoir !

Et que tu me fais bien apprendre 5

Quel tyran c'est que le devoir!

J'aurai donc nommé ces beaux yeux

Tant de fois mes rois et mes dieux ,

Pour aujourd'hui n'en tenir compte?

Et permettre qu'à l'avenir i o

On leur impute cette honte

De ne m'avoir su retenir ?

Ils auront donc ce déplaisir.

Que je meure après un désir.

Où la vanité me convie? : 5

Et qu'ayant juré si souvent

D'être auprès d'eux toute ma vie.

Mes serments s'en aillent au vent?

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